Gérer son budget et bien manger: même combat?

Bonjour groupe!

Depuis quelques temps, j’explore le monde des finances personnelles pour mieux savoir quoi faire avec mes chèques de paye à part les dépenser en drogue et en danseuses (un chèque de paye de prof de cégep ça n’en achète pas tant que ça en plus). J’ai remarqué plusieurs similitudes entre bien manger et bien gérer son argent qui devraient vous offrir quelques images intéressantes pour mieux mettre en contexte votre alimentation.

Dépenser plus ne rend pas plus heureux

Ma découverte de l’année est le blogue de Mr Money Mustache*, le site internet d’un ingénieur en informatique qui s’est rendu compte que s’il épargnait la moitié de ses revenus et qu’il vivait frugalement, il pouvait prendre sa retraite à 32 ans (ce qu’il a fait, d’où le blogue). Son mode de vie est basé sur un principe très simple: dépenser plus de rend pas plus heureux. Quand on a couvert les nécessités comme se loger et se nourrir, les dépenses de plus n’ont pas vraiment d’impact sur notre bonheur.

* J’ai d’ailleurs appris après avoir commencé à lire le blogue Mr Money Mustache qu’il mangeait paléo.

Les Canadiens se roulent dans l’argent comparativement au reste du monde, mais ils ne sont même pas dans le top 50 des pays les plus heureux. On a beau croire que notre nouveau ensemble de meubles/garage à deux portes/yacht privé/cheval de course va nous rendre plus heureux, mais ce n’est qu’une illusion. Après le pic de dopamine de la première heure, on retombe dans notre bonne vieille vie normale, mais un peu plus pauvre qu’avant.

Dépenser plus et mal manger: la même chose

Penser que ça rend heureux de manger des produits transformés comme des chips ou de la crème-glacée (ou même du pain) est exactement la même façon de pensée erronée qui amène à s’acheter une nouvelle paire de souliers pour se remonter le moral. Sur le coup, ça semble une bonne idée, mais après le rush initial de dopamine, on ne se sent pas plus heureux et on vient de compremettre sa santé à long terme. Un adulte responsable devrait être capable de comprendre que faire des achats impulsifs, tout comme manger des cochonneries de façon impulsive, n’est pas une façon intelligente de gérer sa vie. En fait, quand j’entends quelqu’un dire « je ne veux pas me priver en ne mangeant pas de gateau quand j’en ai envie » j’imagine toujours Cartman qui fait une crise à sa mère pour avoir un Chinpokomon.

Ci-haut: un modèle de gestion de vie à ne pas suivre

 Tricher et vivre à crédit

Un des problèmes avec le maintien des bonnes habitudes de vie est que le corps offre une énorme possibilité d’emprunter à crédit. On peut tricher pendant des années sans voir de conséquences immédiates, avant que tout ne s’écroule, de la même façon qu’on peut accumuler des cartes de crédit pendant un bon moment avant de faire faillite. Le problème est qu’à long terme, personne ne peut vivre au-dessus de ses moyens et s’en sortir sans conséquences.

Un diagnostic de diabète de type 2 c’est comme une agence de recouvrement qui sonne à la porte: les limites de crédit sont épuisées. Acheter des nouveaux vêtements ou un nouveau gadget électronique, tout comme manger un Big Mac de temps en temps, c’est TERMINÉ. Il n’y a pas de  »mais c’est injuste » ou de  »personne ne peut vivre comme ça voyons » qui tienne, peu importe à quel point la vie devient un  »calvaire ».

Peut-être qu’une fois que sa cote de crédit et que sa santé sont rétablis on peut se permettre plus d’écarts, mais d’ici là, c’est le régime sec et, ironiquement, ce régime sec risque de vous rendre plus heureux.

L’activité physique: une arme à deux tranchants

L’activité physique est comme un moyen d’augmenter son salaire (et donc d’augmenter sa capacité à dépenser) de façon substantielle. Quand on bouge assez, on peut s’en sortir avec pas mal plus d’écarts alimentaires (ou de dépenses superflues) sans conséquences négatives apparentes. Le problème c’est qu’à long terme, les mauvaises habitudes nous rattrapent quand même. Plusieurs athlètes de haut niveau sont justement un exemple excellent de terrible gestion financière. 2 ans après être partis à la retraite, 78% des joueurs professionnels de football font faillite, idem pour 60% des joueurs de la NBA après 5 ans.

Dwight Howard, dans un article sur l’alimentation des Lakers (mentionné dans notre rafale 5), décrivait justement le phénomène des jeunes joueurs qui dépensaient leur potentiel de santé physique en mangeant n’importe quoi quand bon leur plaisait. Le mélange de génétique de vélociraptor et de 4 à 6 heures par jour à faire du sport permet de tricher pendant longtemps, mais après l’âge de 30 ans, quand les blessures et le gras s’accumulent, soit les habitudes changent, soit c’est un départ vers une retraite prématurée.

Quoi retenir

Si vous arrivez à comprendre que le bonheur se construit à long terme et dépend beaucoup plus d’un cercle social tissé serré, d’une santé de fer et de projets de vie satisfaisants que de tentations superficielles satisfaites immédiatement, vous aurez fait un grand pas en avant par rapport à beaucoup de gens.

Bien manger, tout comme gérer son budget, demande des compromis sur le court terme, mais paye ÉNORMÉMENT à long terme. Ne pas céder aux impulsions quotidiennes d’acheter des trucs inutiles et de manger des trucs nuls peut demander un peu de discipline, mais fait la différence entre avoir 60 ans, avoir de la difficulté à marcher, avoir besoin de s’injecter de l’insuline 2 fois par jour et devoir travailler 50 heures par semaine pour payer ses deux bateaux et son hypothèque, ou avoir 60 ans, ressembler à un dieu grec et passer trois mois par année à faire des voyages de plongée sous-marine et de randonnée**. À chaque fois que vous mangez un fruit à la place d’une barre de chocolat ou que vous privilégiez votre CELI à votre collection de chaussures, vous investissez dans un futur plus heureux.

**Inspiré d’un fait vécu

C’est tout pour cette semaine. Bon budget!

Guillaume

 

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2 commentaires

  1. Je dis aux gens qui me posent la question du budget de bouffe : «si vous pensez que manger sainement coûte cher, attendez de voir le prix des médicaments !!! »

  2. Bonjour Guillaume,

    Super article que voilà, et excellent parallèle !

    En effet il existe des liens de cause à effet auxquels on ne peut se soustraire, quelque soit son bagage génétique ou son niveau de revenu… et sur le long terme les habitudes (bonnes ou mauvaises) nous rattrappent toujours !

    Plus que l’alimentation c’est toute l’hygiène de vie qui doit être réfléchie, et vivre simplement avec un rapport sain à l’argent, en fait partie.

    Merci et à bientôt,
    Sylvain

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