Santé dentaire – 1ere partie

Bonjour, groupe!

Cette semaine, abordons un sujet qui tient fort à coeur de la communauté Weston A. Price: la santé dentaire. Weston A. Price était en fait un dentiste – un pionnier qui a observé les ravages que faisaient des diètes « industrielles » ou « raffinées » sur la santé dentaire de gens vivant en milieu plus urbain versus un milieu plus rural.

L’information de cet article provient beaucoup du livre « Cure Tooth Decay », écrit par Ramiel Nagel.

Points-clé de l’article

- Les glucides nuisent à la résistance de nos dents par la bande – en nourissant les bactéries qui produisent un acide amenuisant leur émail ;
– Toutefois, des populations se nourrissant de façon ancestrale ne semblent pas avoir de caries, même sans brosse à dents ;
– La quantité consommée de vitamines liposolubles et de minéraux clés (calcium, phosphore) semble avoir un impact énorme sur la résistance de nos dents ;
– Ces nutriments sont disponibles… dans les diètes ancestrales!

 

Par rapport à la biologie de l’évolution

Si on regarde la santé dentaire d’un point de vue de la biologie de l’évolution, pensez-vous qu’il est logique que nos dents pourrissent et qu’on les perde, souffrant comme des diables dans le processus? Probablement pas. Beaucoup de gens seraient édentés avant l’âge de 25 ans, alors qu’ils devraient être au sommet de leur santé.

Il peut être pertinent de rappeler que le corps prend toutes les mesures nécessaires pour nous faire survivre assez longtemps pour que nous puissions procréer et passer nos gènes à la prochaine génération. Cependant, même si nos dents étaient faites pour atteindre un âge d’andro- ou de ménopause (40 à 50 ans) avant de pourrir, ce n’est pas ce que l’on voit aujourd’hui, chaque enfant devant voir son dentiste.

Processus de formation des caries

La théorie la plus couramment acceptée sur la formation des caries est qu’elles sont crées par des bactéries. Ces bactéries s’alimentent de glucides et, en générant de l’énergie, sécrètent des acides qui détruisent l’émail des dents.

Cela a été constaté par W.D. Miller, un dentiste qui a mis en 1883 une dent dans une solution d’eau et de pain. Il a également constaté que le processus commençait par une déminéralisation de la dent avant que l’émail pourrisse. Autrement dit, les aliments riches en glucides enclenchaient un processus en nourrissant les bactéries, qui devaient toutefois miner l’émail de la dent avant de passer à travers. Or, en 1922, le dentiste Percy Howe a tenté d’implanter les bactéries responsables des caries dentaires chez des cochons dinde, sans succès. Retirer toute vitamine C de leur alimentation a eu pour effet de créer des caries, cependant.

La théorie alternative à celle des bactéries acidifiantes est celle du Dr Albert Schwartz et la « protéolyse-chélation », comme quoi ce ne pas uniquement ce qui est mangé, mais la diète et la régulation hormonale qui pourraient être en cause. Cela est supporté par un mécanisme physiologique. L’hypothalamus communiquerait avec les glandes parotides, des glandes dans notre mâchoire qui libèrent une hormone favorisant la circulation de « lymphe » dans nos dents – transportant minéraux et nettoyant les dents. Toutefois, manger une certaine diète inhiberait ce signal de l’hypothalamus, bloquant la circulation de lymphe.

La recherche de solutions : les voyages du Dr Price

Weston A. Price a été le directeur de la recherche de la « National Dental Association » en 1915, qui s’est renommée « American Dental Association » par la suite. Voulant tenter de comprendre pourquoi certaines populations n’ayant jamais vu de brosses à dents n’avaient pas plus de caries, il s’est mis à voyager pour trouver une explication.

Au début des années 1930, sa route s’arrêta par les Alpes Suisses, un endroit plutôt isolé à cette époque. Des produits laitiers (du beurre, du fromage et du lait) provenant de vaches de pâturages étaient très présents dans l’alimentation des Suisses ruraux. Ils consommaient également de la viande, du pain de seigle, de grandes quantités de bouillons ainsi que des légumes. Ce type de diète est très riche en calcium et en phosphore (des minéraux essentiels à la santé dentaire) et en vitamines lipo-solubles.

Comparée à l’alimentation de Suisses urbains, qui avaient accès à plus de sucreries et moins de légumes, la quantité de minéraux était de 4 et 2.25 plus élevés chez les Suisses ruraux, pour le calcium et le phosphore respectivement. Le Dr. Price a noté que les Suisses en milieu urbain qui tentaient de maintenir une alimentation rurale avait des enfants dont la santé dentaire était meilleure.

Somme toute, le niveau de caries dentaires observées par le Dr. Price étaient de 25.5% chez les urbains contre 3,4% chez les ruraux…

Cette observation s’est répétée à travers plusieurs voyages : chez des pêcheurs écossais exposés à la « nutrition moderne » ; chez des aborigènes australiens vivant de façon ancestrale versus des aborigènes vivant sur des réserves.

L’hypothèse proposée

Le facteur non-négligeable pouvant expliquer la différence si flagrante entre les gens de milieux ruraux et urbains résiderait dans la quantité de minéraux et de vitamines lipo-solubles (A, D, E, K) dans l’alimentation. Le Dr. Price trace un lien direct entre l’absence de consommation d’aliments contenant de tels vitamines et des caries dentaires. Or, les sources les plus riches de ces vitamines sont :

- Les produits laitiers d’animaux de pâturage ;

- Les poissons et les fruits de mer ;

- Les organes d’animaux terrestres.

- Les insectes peuvent également en être une source intéressante… mais c’est à la fois moins commun en Amérique du Nord et moins socialement acceptable.

- Les oeufs, s’ils proviennent de poules élevées en liberté et non nourries de grains, en contiennent également.

Remarquez deux choses. Premièrement que les produits décrits ci-haut sont exclus pour les végétaliens, et deux d’entre trois le sont pour les végétariens (à moins que les végétariens ne consentent à manger des insectes…?). Deuxièmement, que les vitamines lipo-solubles ont besoin de gras pour être plus facilement absorbées. C’est pourquoi les gens suivant une diète basée exclusivement sur les produits végétaux ont beaucoup plus de difficulté à maintenir une excellente santé dentaire.

À suivre!

Dans deux semaines, revenez sur Paléo Québec pour la suite de cet article! Nous aborderons le processus de re-minéralisation des dents du Dr. Price.

Vincent

3 commentaires

  1. serait-il possible d’avoir les références bibliographiques des études dont il est question s’il-vous-plait?

    1. Bonjour Émilie, l’information présentée telle quelle provient du livre « Cure Tooth Decay » écrit par Ramiel Nagel.

      -Vincent

  2. […] qui suit est forcément la suite de la partie 1, que vous pouvez lire ici. Dans la 1ere partie, nous avons vu l’hypothèse du Dr Price sur la formation des caries et les […]

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