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« Vivre » paléo, dans une ville paléo?

posted by janvier 16, 2013 0 comments

« Vivre » paléo, est-ce possible? Ne nous leurrons pas, nous ne pouvons pas espérer vivre comme des hommes des cavernes. Marcher plusieurs kilomètres par jour, ne pas nécessairement avoir de toit ou de repas garanti n’est pas une perspective particulière alléchante.

En « vivant » paléo, nous ne visons pas à revivre comme les êtres humain d’antan, mais nous adoptons certains comportements en émettant l’hypothèse qu’en reproduisant certains paramètres environnementaux dans lesquels les humains d’antan ont évolué, nous atteignons un meilleur potentiel.

Le mot-clé « Paramètres environnementaux » est important. Les êtres vivants sont conditionnés par leur environnement. Une des premières suggestions que nous vous avons faites pour adopter un mode de vie paléo est de créer un environnement favorable pour vous au niveau alimentaire – en rejetant tout aliment transformé se trouvant dans vos garde-mangers et frigos.

En écoutant la radio, j’ai entendu parler du nouveau projet de quartier dans le coin de l’ancien hippodrome de Montréal (Longeant le « fossé » de l’autoroute Crémazie, à l’ouest du métro Namur, du même côté que la grosse orange Julep). La ville de Montréal a décidé de prendre le temps de bien faire les choses et fait même des consultations publiques. Ça m’a fait penser… qu’est-ce que je voudrais avoir dans un « village urbain » paléo? Je vais ignorer les considérations « écolo » (réutilisation de la chaleur, géothermie, emploi des eaux usées, etc.) en prenant pour acquis que ces technologies seraient implantées.

1) Un terrain gazonné, accessible, praticable.

Ne nous leurrons pas, à part quand on se plante un bout de bois pointu dans le pied ou quand on met le pied dans du fertilisant canin (pour utiliser des termes pointus), avoir les pieds nus dans le gazon c’est pas mal le fun. Que ce soit pour jouer au soccer, au Ultimate (freesbee), ou juste pour s’étendre, il FAUT un terrain  devant, ou derrière mon logement, dans mon village paléo. Pas besoin d’être privé, rappellez-vous des trois « s » : Soleil, sommeil, social!

Pourquoi pas une « tour » à logements en forme de beigne, laissant passer au moins la lumière dans l’enceinte centrale? Les enfants pourraient jouer à l’abri du traffic et tout le monde aurait des fenêtre. Si on voulait être vraiment high-tech, pourquoi ne pas intégrer à ces « beignes » des toits amovibles (comme le projet d’un certain stade olympique?). Cela permettrait une enceinte confortable, même l’hiver.

2) Des infrastructures d’agriculture urbaine.

L’agriculture urbaine, c’est le futur. On est 7 milliards, et ce chiffre ne diminuera pas. On ne peux pas tous s’arrêter de procréer une génération ou deux, et faire l’eugénisme c’est en général pas hyper bien perçu. Maximiser le potentiel agriculturel de terres mêmes résidentielles est un atout. Que ce soit un potager communautaire serait le plus simple et minimaliste. Pourquoi ne pas encourager les gens qui font du compost? Qui auraient eux-mêmes des plants sur leur balcon?

Pourquoi ne pas planter des arbres fruitiers sur les devantures de bâtiments plutôt que des plantes jolies mais inutiles par ailleurs?

3) Du déplacement intelligent.

Epcot Center, un des parcs de Walt Disney, était sensé être le modèle d’une ville parfaite… une ville ou le trafic automobile serait sous terre et ou les gens seraient transportés par monorails. Ce n’est probablement pas faisable. N’empêche, pourquoi ne pas considérer d’implanter des pistes cyclables? Des tramways sur les grandes artères? Des rues interdites au trafic automobile? Le métro (Namur) est très proche, des navettes d’autobus seraient requises. Sinon, la marche demeure une activité aussi relaxante qu’efficace pour se rendre du point A au point B.

4) Des parcs et des stations d’entraînement.

Se déplacer intelligemment entraîne habituellement une certaine dépense énergétique, mais marcher, faire du patin à roues alignées ou du vélo n’aide pas à chasser le mammouth. Au même titre que l’on inclut des infrastructures urbaines, pourquoi ne pas inclure des stations d’entraînement extérieures, semi-couvertes, ou couvertes mais non chauffées? Une piste de course, des cages de singes, des barres, des pneus de tracteur qu’il est possible de rouler ou de soulever, des stations de lancer du poids… et ce n’est que pour rester traditionnel. Pourquoi pas des « parcs de jeux » pour adultes et enfants, avec des cordages, des structures de vieux pneus à escalader, etc? Iriez-vous jouer au parc comme quand vous étiez petits?

5) Des marchés d’alimentation locaux.

Serait-il possible de fournir des stalles pour que des marchands locaux s’y installent? Ou offrir des endroits à distance de marche / de déplacement intelligent afin que les gens fassent leur marché avec des produits frais et locaux? Peut-être moins applicable, mais toujours est-il qu’avoir accès à une épicerie proche limite la couardise gastronomique (Ah non, je n’ai rien à manger. Zip, un petit plat réchauffé au micro-ondes!)

6) Un parking à mammouth.

C’est une farce. Je n’ai pas de mammouth. Mais si vous connaissez un bon concessionnaire, faites-moi signe!

Et vous? Que DEVEZ-vous avoir dans votre village paléo?

-Vincent

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