Méli-mélo

Le pouvoir du rire?

posted by Paléo Québec janvier 28, 2013 0 comments
singe rire paléo québec

Nous mentionnons l’importance de l’aspect social du paléo, comme quoi un être solitaire n’est pas un être en santé. Un aspect de cette sphère « sociale » est le rire. N’est-ce pas vrai que lorsqu’en entend quelqu’un rire, on aimerait savoir pourquoi, partager cette joie? Pourquoi sommes nous si fiers lorsque nous faisons rire quelqu’un, encore plus quelqu’un que nous ne connaissons pas? Pourquoi sommes-nous vidés et étrangement heureux après avoir ri à en être crampés des abdominaux? C’est un sujet qui m’intéresse particulièrement, l’humour étant un de mes moyens de défense (désamorcer des situations tendues par l’humour), autant qu’un aspect de ma personnalité.

Rire, c’est quoi?

Déjà, remarquons que même les gens sourds savent rire, tout comme les aveugles savent les expressions faciles – rire est donc inné, pas acquis. Un mécanisme de liaison sociale, peut-être? Selons certaines sources, nous serions 30 fois plus susceptibles de rire lorsque nous sommes avec quelqu’un que lorsque nous sommes seul. Imaginez une tribu primitive qui était face à des conditions hostiles : environnement froid, nourriture restreinte, danger d’attaque de bêtes ou d’autres tribus… un rire permet certainement de détendre l’atmosphère et de baisser notre taux de cortisol (l’hormone du stress). Entendre un rire d’enfant augmenterait l’efficacité de l’ocytocine, une hormone liée à l’attachement des êtres humains entre eux (et qui nous assurerait de ne pas secouer le nourrison à un moment ultérieur).

Rire nécessite la contraction des muscles respiratoires (« Arrête de me faire rire, je suis plus capable de respirer! ») – une contraction musculaire qui entraîne une petite dépense calorique, mais un entraînement de ces muscles qui ne le sont pas nécessairement. Ça entraîne également une dilatation desvaisseaux sanguins – vous savez, si vous souffrez d’athéro ou d’artériosclérose, ce n’est pas une mauvaise chose.  Une intervention de « yoga du rire » améliorerait les marqueurs de santé de patients attendant une transplantation. Il diminuerait le taux de dépression chez des patients en gériatrie.

Lien avec la santé

« Rire » est donc un aspect du 3S – Social dont il faut pas se priver. Remarquez que même si les études citées ci-haut pourraient biaisées, inexactes, ou imparfaites, comme toutes les études. Après tout, il nous semble plus logique de voir un centenaire souriant qu’un vieux grincheux du même âge. Mais même si rire ne vous permet pas nécessairement de vivre plus vieux d’un point de vue physiologique, l’aspect social du rire va certainement nous apporter tous les bénéfices d’une vie sociale bien remplie.

Ça me rappelle cette fameuse blague du patient qui allait voir son médecin en lui demandant des trucs pour vivre plus vieux. Le médecin lui répondit :

« C’est simple. Coupez le gras, le sucre, le sel, le stress et le sexe. »

« Mais, docteur – est-ce que ça va me vraiment me permettre de vivre plus vieux si je coupe tout ça de ma vie? »

« Je suis pas sur, mais la vie va vous paraître trrrrrrrès longue! »

Si vous n’êtes pas encore convaincu… écoutez ceci avec votre famille, vos amis, vos collègues de travail… et voyez qu’il ne fait pas bon de rire un brin!

 

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