Habitudes de vie

Soyons nerds un peu!

posted by Paléo Québec mars 1, 2013 0 comments
Nerds paléo québec

Saviez-vous qu’il nous arrive des fois d’aller en safari? Pas des safaris ou l’on observe des lions et des girafes. Nobles animaux peut-être, mais notre quête est aussi noble : Paléo Québec part quelque fois en « Safari de nerds »! Il s’agit d’une exploration de papiers scientifiques, ce qui peut demander autant de concentration et de volonté qu’un photographe ou un chasseur voulant la prise parfaite.

Première étude de nerds

La première étude va directement en lien avec des articles récents, « Les édulcorants » et « Le Sucre, une toxine? ». Il s’agit de « The Relation of Sugar to Population-Level Diabetes Prevalence: An Econometric Analysis of Repeated Cross-Sectional Data. » Ou, en français, « La relation en le sucre et la prévalence du diabète de la population : une analyse économétrique de données transversales répétées ». Il s’agit d’un article du Dr Lustig, ce médecin pédiatre en croisade contre le sucre.

Cet article est essentiellement l’analyse de trois banques de données : Celles de l’Organisation Mondiale de la Santé, de la base de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de la Fédération Internationale pour le diabète. Les auteurs visaient à vérifier la quantité de calories ingérées, sous quelles formes venaient ces calories, quel était le taux de prévalence de diabète et d’obésité par pays, la durée d’exposition à des sucres raffinés et ce, tout en tenant compte des facteurs socioéconomiques.

Quelques conclusions de l’étude :

–  a 150 kilocalories/person/day rise in sugar availability (one 12 oz. can of soft drink) was associated with a 1.1% rise in diabetes prevalence (95% CI: 0.48–1.7%; p<0.001) after all control variables were incorporated into the model. En bref : Pour chaque 150 kilocalories  consommées sous forme de sucre, on observe une augmentation de la prévalence de diabète de 1.1% dans la population.

– À chaque augmentation de 1.07 du produit national brute, on observe une augmentation de la prévalence de diabète de 1.07% dans la population.

– Chaque année passée à une exposition à des quantités de sucre élevée (300 kCal / jour) représente une prévalence additionnelle de 0.53% à chaque année.

– C’est le sucre est fortement associé au diabète, pas l’obésité.

Si vous cherchiez des excuses pour convaincre quelqu’un de couper le sucre… eh bien, la voilà!

Deuxième étude de nerds

La deuxième étude que je vous présente m’intéresse grandement… peut-être que je laisse trop déborder mon oeil d’ergonome ? Bref. Vous en jugerez par vous-même, il s’agit de:

Tendances de l’activité physique reliée au travail des 5 dernières décénnies aux États-Unis, et les associations avec l’obésité. Si vous avez suivi quelques récents liens que j’ai partagés sur Facebook, par exemple sur les bureaux en position debout, vous savez que la dépense énergétique au travail est quelque chose qui m’intéresse grandement. Or, est-ce que ce phénomène pourrait être lié à une augmentation de poids moyen chez la population?Les auteurs ont commencé par analyser les différents groupes et type d’emplois afin de définir quels groupes avaient quelle dépense énergétique. Cette dernière est évaluée grossièrement à l’aide d’un système de METs, les unités métaboliques de consommation d’oxygène (et de calories). Les catégories employées sont sédentaires (<2METs / assis ), léger (2.0–2.9 METS / marche), and modérée (3.0–5.9 METs).La formule utilisée pour estimer la dépense calorique est: dépense calorique journalière = heures travaillées * METs moyen * Poids (kg).
Les auteurs ont pu trouvé qu’entre 1960 et 2006, la moitié des emplois requéraient une dépense énergétique modérée ou plus. Passé 2006, cette proportion de 50% est tombée sous la barre des 20%. Cela signifie que « L’américain moyen » a dépense 142 calories de moins par jour. Accessoirement, cet article : Tendances de l’usage du temps et de la dépense calorique liée à l’exécution de tâches domestiques en 45 ans chez les femmes fait un constat quelque peu similaire : avec leur arrivée sur le marché du travail et l’arrivée de technologiques de loisir promouvant la sédentarité, la dépense énergétique de la femme moyen a diminué.

Nous avons déjà mentionné précédemment que la dépense calorique n’est pas nécessaire liée à une perte de poids – lisez Good Calories, Bad Calories de Gary Taubes pour vous en convaincre (ou simplement l’article étudié plus haut!). Néanmoins, nous demeurons convaincus qu’il s’agit d’un facteur non négligeable de l’équation… qui n’ira toutefois pas en s’améliorant. Il est peu probable de voir une tendance vers les emplois manuels se créer en Amérique du Nord et au Québec, ces derniers ayant tendance à être envoyés là ou des normes de santé-sécurité au travail sont moins strictes et les salaires moins bons. Qu’est-ce que je recommanderais? Eh bien, vous me savez fan fini des stations de travail de bureau debout. Sinon, une marche de temps en temps pendant ses pauses ça peut faire des miracles!
Passez une belle fin de semaine, mes nerds favoris!

Vincent

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