Habitudes de vie

Me priver?

posted by Paléo Québec février 3, 2014 2 Comments
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Bonne semaines paléots et paléottes! Cette semaine, on explore l’argument ultime contre le paléo:  »Couper le pain et les pâtes? Je ne pourrais pas me priver comme ça! », ou la variante ‘’je ne crois pas à ça se priver de certains types de nourriture’’.

Points-clés de l’article

  • En mangeant paléo on se  »prive » de certains aliments courants en les remplaçant par des aliments encore meilleurs.
  • Résister à certaines envies du moment peut donner l’impression de se priver à court terme, mais paye énormément à long terme.

Le choix du mot « priver » n’est pas fait au hasard. Il a une connotation négative qui implique qu’on manque quelque chose, ou qu’on s’inflige volontairement une punition. Les gens qui parlent de privation veulent insinuer que 1. les gens qui mangent paléo se ‘’privent’’ et que 2. se ‘’priver’’ d’un aliment ou d’une habitude est quelque chose de nécessairement négatif.

1. On se prive en mangeant paléo

Ça mérite réflexion. Est-ce que manger paléo implique nécessairement de se priver? Après tout, on coupe les produits transformés, les produits céréaliers presque en entier, les légumineuses presque en entier et souvent au moins une partie des produits laitiers. Est-ce qu’on manque quelque chose?

Il y a une fausse implication dans le choix de mots ici. On ne coupe pas certains aliments. On les remplace par autre chose. Tout ce qu’on ne mange pas est remplacé par des pièces de viande variées, des fruits et des légumes frais ou cuits de plein de façons différentes, de la noix de coco, du chocolat noir, des aliments fermentés maison (kombucha wouhou!) et plusieurs autres. La tranche de pain que je ne mange pas le matin est remplacée par toutes sortes d’aliments encore meilleurs! J’amène souvent le point, les aliments sur lesquels se concentrent le paléo sont ceux qu’on s’attend à voir dans les restaurants hauts de gamme. Regardez le menu de Toqué par exemple. Il y a beaucoup de plats là-dessus que je mangerais sans m’inquiéter une seconde. Plus un restaurant est renommé, plus je m’attends à trouver de pièces de viande de qualité (dont des abats) et moins je m’attends à voir des plats de pâtes et de pain.

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Se priver. Toujours aussi dur!

Note: L’argument classique (et nul) des nutritionnistes contre le paléo « en coupant les produits céréaliers on manque de fibres! » souffre du même problème. On ne coupe pas les produits céréaliers, on les remplace par plus de viande et, surtout, de fruits et de légumes, qui sont bourrés de fibres.

Pour moi, dire que je me prive en ne mangeant pas de pain avec le paléo c’est comme me dire que je me prive si je fais du ski dans les Rocheuses à la place du Mont Orford.

2. Se priver c’est nécessairement négatif

Ce deuxième argument mérite réflexion aussi. Est-ce qu’on manque quelque chose de fantastique en coupant notre Snickers quotidienne et nos 4 toasts à la confiture le matin? Surtout si on considère qu’à la place on mange des oeufs et des fruits frais et qu’en plus, on fait un choix qui est nettement meilleur pour notre santé. Il y a tout un spectre d’activités qui peuvent donner l’impression qu’on se prive à court terme, mais qui payent énormément à long terme. Résister à notre envie de fumer, se coucher tôt les soirs de semaine, se limiter à un ou deux verres d’alcool dans une soirée, marcher ou utiliser son vélo pour se déplacer à la place de conduire, porter un condom ou investir son argent sont tous des exemples de comportements qui nous enlèvent du confort et du plaisir à court terme, mais qui profitent à long terme. Peut-être que je me sentirais mieux maintenant en mangeant des bonbons et du pain, mais je ne trouve pas que ça vaut les problèmes de digestion, de variations d’énergie à travers la journée, de frais de dentiste, de prise de poids et de problèmes accrus de maladies chroniques que ça amène à long terme. Encore plus, franchement, si manger un bout de pain est la raison pour laquelle je me lève le matin, je pense qu’il est temps de reconsidérer mes choix de vie.

C’est assez simple, dans plusieurs situations, la satisfaction immédiate n’est pas la meilleure solution.

En conclusion

Peut-être que le pain et la pizza vous manquent de temps en temps, mais pensez à toutes les possibilités que vous avez à la place et pensez aux résultats que vous avez vus jusqu’ici avec votre santé.

Si vous trouvez quand même que votre alimentation est limitée, les cours de cuisine (paléos en plus!) sont toujours une super option géniale pour ouvrir ses horizons.

Dites-vous que vous faites des investissements dans votre santé à long terme. Comme le disent les membres du Club des Super Amis dans les Simpsons, Excelsior!

Bonne semaine!

Guillaume

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2 Comments

Sylvain février 4, 2014 at 1:43

Bonjour Guillaume,

Je m’étais déjà fait cette réflection : plus on monte en gamme dans les restaurants, et plus c’est paléo !

Globalement, voir une privation dans le paléo, c’est regarder la question par le petit bout de la lorgnette : on regarde ce que ça coûte, plutôt que ce que ça rapporte.

Oui, plus de pain. Mais oui, des milliers d’autres aliments, et oui, une bien meilleure santé !

A bientôt,
Sylvain

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Pour continuer avec la mode SANS GLUTEN | Paléo Québec septembre 15, 2014 at 9:16

[…] rencontrer un médecin surchargé à voyager partout dans le monde sur mon vélo et à bouffer comme dans un resto 5 étoiles à tous les […]

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