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Rafale 19 : entraînement de superhéros, prédiabétiques et IMC et mortalité

posted by Paléo Québec avril 12, 2014 0 comments
superhéros paléo québec

Entraînement de superhéros

On a vu passer sur les Interwebs une affiche intéressante d’entraînements de superhéros… on dirait qu’il y en a presque une centaine!

Voudrez-vous les capacités de survie d’un tribut des Hunger Games? L’ardeur guerrière d’un spartiate de 300? L’impressionnante mécanique du Terminator? Il y a du choix… vous pourriez vous entraîner différemment pendant des mois avant de répéter le même entraînement!

Rappelez-vous qu’on ne naît pas un superhéros. On le devient.

Une intervention au niveau de la diète et des habitudes de vie des prédiabétiques

Une étude a été réalisée chez 577 prédiabétiques chinois suivis en clinique. Ces 577 personnes ont été divisées en 4 groupes qui ont eu droit à une intervention au niveau de leur diète, de l’exercice, ou les deux. L’intervention a duré 6 ans, et le suivi s’est fait 23 ans après.

Il en ressort que les gens ayant eu une intervention dans leur vie, et non uniquement un suivi, voyaient une incidence moins élevée de maladies cardiovasculaires, de mortalité toutes causes confondues et de diabète (voir tableau ci-bas).

Contrôle Intervention
Maladies cardiovasculaires 19.6 11.9
Mortalité, toutes causes 38.4 28.1
Diabète 89.9 72.6

Les chiffres ne sont pas faramineux, mais rappellez-vous qu’il s’agit d’une intervention de 6 ans dont les résultats sont mesurés 17 ans après.

Conclusion: des habitudes de vies modifiées même légèrement peuvent réduire le facteur de risque de souffrir de maladies chroniques plus tard dans notre vie. C’est également d’autant plus intéressant que la population ciblée est les prédiabétiques, une clientèle vulnérable qui a réussi à prévenir le diabète… au moins sur 17 ans. Comme quoi les interventions sur l’activité physique et la nutrition ont un impact!

Mortalité associée à l’excès de poids

Stephan Guyenet explore un constat assez étrange et chaudement débattu dans la communauté scientifique : pourquoi est-ce que les gens qui ont un indice de masse corporelle en surpoids (25-30 kg/m²) semblent survivre plus longtemps et mieux que des gens d’un IMC entre 18.5 et 25 (la fourchette « santé » d’IMC)?

Il est difficile de tout départager dans ces études, car elles sont de nature observationnelle – on « prend une photo » d’une population et de ses caractéristiques et on espère prendre une photo assez grande pour qu’elle soit représentative et qu’on puisse en tirer des bonnes conclusions. Il faut cependant tenir compte de variables confondantes. Dans ce cas-ci, remarquons que deux choses peuvent faire maigrir des gens, mais en nuisant à leur santé : fumer la cigarette (la nicotine coupe la faim) et tomber malade (la masse musculaire fond assez vite en cas de maladie). Dur de dire si un IMC en surpoids est protecteur ou est simplement une indication que les participants ne fumaient pas et ne sont pas tombés malades.

Andrew Stokes, un nouveau professeur de l’Université de Boston, a tenté de répondre à la question d’une façon superbement originale: il a utilisé l’IMC maximum atteint par les participants à la place de l’IMC au moment de leur mort.

superhéros paléo québec

Légende: bleu = maigre, orange = surpoids, gris = obèse et jaune = très obèse

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Légende: bleu = maigre, orange = surpoids, gris = obèse et jaune = très obèse

Les résultats de Stokes montrent qu’en utilisant l’IMC maximal au lieu de celui au moment de la mort, le pourcentage de mortalité causé par un IMC élevé passe de 5% à 33%, ce qui fait que le surplus de poids serait potentiellement la plus grande cause de mortalité aux États-Unis (et probablement au Canada).

Ça change la perspective sur les poignées d’amour.

C’est tout pour cette semaine! Profitez du retour du printemps pour sortir votre vélo!

Vincent

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