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Rafale 29 : Soya vs coco, cellulaires et fertilité

posted by Paléo Québec juillet 31, 2014 0 comments
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Les gras ne sont pas tous égaux

Une étude a comparé la consommation de 30mL d’huile de soya (groupe 1) ou de noix de coco (groupe 2) chez 40 femmes de 20-40 ans avec des forts tours de taille (une marqueur du syndrome métabolique) tout en suivant une diète « équilibrée » (non détaillée) faible en calories.

Après 12 semaines,voici les résultats significatifs :

  • Diminution de l’IMC  pour les deux groupes.
  • Pour le groupe Coco : augmentation du taux de HDL (bon!) ; une diminution du ratio de LDL:HDL (bon!) ; une diminution du tour de taille (bon!).
  • Pour le groupe Soya : augmentation du cholestérol total (neutre!) ;  une augmentation du ratio LDL:HDL (mauvais!) ; une diminution du HDL (mauvais!) ; aucun changement du tour de taille (neutre!).

L’étude était de type randomisée contrôlée à double aveugle (tant les expérimentateurs que les sujets ne savaient pas ce que les sujets consommaient). Le nombre de sujets est relativement petit – on s’éloigne d’une étude épidémiologique – mais la durée est intéressante pour obtenir des résultats non seulement significatifs, mais pertinents.

Pertinents, car malgré que de plus en plus de sources grand public ont réalisé que la science n’est peut-être pas aussi claire qu’on le croyait (gras saturés = le diable! Le gras = satan!), la sagesse conventionnelle nous dit encore d’éviter les gras. Toutefois, à coups d’études telles que celle-ci, la sagesse conventionnelle n’aura pas le choix de changer de côté. Un certain J.B.S. Haldane a décrit le processus des scientifiques qui changent d’opinion :

  • 1) Votre théorie est mauvaise.
  • 2) Votre point de vue est intéressant, mais pervers.
  • 3) Ce que vous affirmez est vrai, mais négligeable.
  • 4) J’ai toujours dit ça!

Nous sommes à l’étape 3. J’ai hâte à l’étape 4.

Cellulaires et fertilité

Les cellulaires sont-ils une menace pour la fertilité humaine? Il semblerait qu’il y ait effectivement matière à s’inquiéter. Cette méta-analyse regroupe 10 études qui analysaient différentes caractéristiques avec environ 1500 échantillons de spermatozoïdes  : la motilité (« vigueur »), la viabilité et la concentration.

Apparemment, la motilité et la viabilité des spermatozoïdes sont affectées chez les hommes possédant un cellulaire, tandis que l’effet sur la concentration totale des spermatozoïdes est moins claire.

Les mécanismes proposés par les chercheurs sont que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones cellulaires affectent la motilité et la viabilité des spermatozoïdes. Une autre possibilité demeure l’augmentation de chaleur dûe au transport du cellulaire dans les poches – le transport d’un appareil allumé dans nos poches pendant 6 minutes augmente la température à la surface de la peau de 2.3 degrés. Toutefois, les chercheurs trouvent ces résultats inconsistants, car la concentration aurait être affectée par la chaleur, selon les études in vivo.

Ceci étant dit, cette étude ne fait pas lumière sur la durée d’exposition à partir de laquelle on peut s’attendre à subir des conséquences, ni sur des moyens pour limiter son exposition. L’Environmental Working Groupe vous suggère les trucs suivants :

  • 1) Utilisez des écouteurs ou la fonction « mains libres » de votre téléphone.
  • 2) Ne tenez pas votre téléphone proche de votre corps lors de son utilisation.
  • 3) Si possible, servez-vous de votre téléphone lorsque le signal est fort. S’il est faible, votre téléphone émet plus d’ondes pour rechercher de la qualité.
  • 4) Éviter de mettre votre cellulaire dans vos poches, car même en recherche de signal il émet des ondes.
  • 5) Textez plus et parlez moins! Ironiquement, texter émettra des signaux moins puissants qu’appeler.

Vincent

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