Habitudes de vie

9 pensées en route vers un « meilleur moi »

posted by Paléo Québec septembre 8, 2015 0 comments
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Récemment j’écoutais le Podcast de Tim Ferriss ou il interviewait Maria Popova, qui tient le blogue brainpickings.org. Il s’agit d’un site qui traite d’un melting pot de philosophie, psychologie, de littérature, d’art et d’actualité traité de façon subjective. Elle discutait de plein de choses mais entre autres d’amélioration personnelle – un « meilleur moi ». Elle mentionne les pensées clé pour y arriver.

C’est un sujet qui me touche spécialement plus depuis que je suis un mode de vie Paléo. Non, le fait de couper le blé de mon alimentation ne m’a pas transformé en adepte de Pleine Conscience ou d’un autre courant de pensée similaire, mais depuis que je côtoie Guillaume et la communauté paléo, depuis que j’écris des billets pour ce blogue, je suis beaucoup plus conscient de ce que je ne savais pas et que j’aimerais savoir, de ce que je ne suis pas et de ce que j’aimerais devenir.

En écrivant ce billet, j’ai pensé l’intituler « Leçons de vie pour un meilleur soi », mais je trouverais assez prétentieux de donner des « leçons de vie ». Cependant, des fois il ne nous prend qu’une étincelle pour nous enflammer et nous lancer dans un nouveau projet, ne serait-ce que débuter un petit jardin sur notre balcon d’appartement, ou emmener un projet à un niveau supérieur, comme commander un quart de boeuf nourri à l’herbe pour chez vous plutôt que de « juste » manger Paléo.

Voici donc quelques pensées qui pourraient vous motiver à entreprendre, ou continuer avec plus de vigueur, vos projets.

1. Il n’y a pas de contradictions entre aimer sa vie comme elle est et vouloir la rendre meilleure.

Étrange, hein – si on veut rendre sa vie meilleure, n’est-ce pas forcément parce que l’on aime pas notre vie actuelle? Pas nécessairement. Par exemple, j’ai un bon emploi, une bonne santé et une super blonde qui me supporte malgré toutes mes bizarreries. Je suis content de ce que j’ai – et ça ne fait pas de moi un Donald Trump de dire que je veux mieux pour moi. Si je peux rendre mon travail encore plus plaisant, ma santé et ma forme physique encore meilleure et partager des projets communs avec ma blonde, je vais le faire. Le monde progresse, et si je stagne, je serai loin derrière.

2. « Parce que » est une réponse acceptable à « pourquoi? »

« Parce que » est la réponse typique que nous donnent les enfants en réponse à nos « pourquoi? ». Sans être enfantins, on peut faire certaines choses simplement parce qu’elles nous plaisent, et si on a pas de plaisir dans la vie, à quoi ça sert de vivre? J’ai un petit jardin urbain sur le balcon avant de mon appartement. Mes tomates, mon basilic et mes courges ne m’ont certainement pas rendu mon investissement en matériel (encore), et c’est un souci de plus de devoir les arroser, surtout quand il faut transporter de l’eau sans avoir de boyau d’arrosage. Il y a toutefois un sentiment assez primal de satisfaction de voir des petites graines germer et donner quelque chose de mangeable. Ne vous brimez pas de petits plaisirs personnels, aussi banals puissent-ils être.

3. Aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de notre vie.

Tout le temps que vous avez vécu jusqu’à maintenant est passé. Vous êtes le résultat de vos choix et de l’environnement du passé, c’est vrai, mais maintenant vous êtes condamnés à aller de l’avant, que vous le vouliez ou non. Ce que vous faites MAINTENANT va aider à façonner votre « vous » futur. Récemment, un de mes amis et collègues de travail est décédé tragiquement, et même s’il était malade depuis un bout de temps, j’ai subi le choc plus durement que je le pensais parce que cela remet la vie en perspective : qu’est-ce que je veux faire que je n’ai pas fait encore? J’ai un « bucket list » que j’attaque depuis les dernières semaines, et il a fallu qu’un ami meure pour que je m’y mette.

4. Soyez généreux.

Soyez généreux de votre savoir et de votre temps, deux choses qui sont précieuses et qui sont impossibles à acheter. Il est extrêmement rare que je refuse lorsqu’un ami me demande de l’accompagner au gym pour lui montrer un programme d’entraînement et les techniques de musculation. C’est un moment plaisant passé entre amis dans lequel je trouve une satisfaction personnelle de me trouver efficace à montrer quelque chose dans lequel je suis bon, et mes amis apprécient de se voir inculquer du savoir durable.

5. Soyez égoïstes.

Encore une fois, je ne considère pas de contradiction entre la générosité et l’égoïsme. Soyez égoïste car pour atteindre vos buts, il faut être prêt à dire « non ». Il faut être prêt à solliciter les autres. Il faut être prêt à conserver des ressources, tout ça pour atteindre notre objectif. Si vous avez bloqué du temps pour pratiquer quelque chose, que ce soit sportif, ou jouer d’un instrument de musique, ou écrire un livre – ce temps est bloqué. Il est personnel et c’est acceptable de ne pas en déroger car c’est important pour vous. Si vous avez communiqué à quel point c’est important pour vous, votre famille et vos amis devraient respecter ce moment. On pourrait même dire que la fierté que je tire d’aider quelqu’un n’est pas de la générosité, mais bien de l’égoïsme… ce qui nous amène à notre prochaine leçon :

6. Quelque chose que l’on ne fait pas pour soi vaut une fraction de ce qui est fait pour soi.

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin? Est-ce que c’est la perspective de perdre votre emploi, ou la perspective de faire quelque chose que vous trouvez intéressant? Ici, je ne vous suggère pas de foutre votre emploi en l’air pour écouter Netflix toute la journée en caleçons 24h sur 24, mais posez-vous la question : est-ce que ce que vous faites, vous le faites parce que ça vous intéresse, ou parce que vous pourchassez quelque chose comme l’argent, la gloire ou pire – les remords? De tels sentiments peuvent vous faire perdre de vue ce que vous aimez pour de vrai pour vous conformer à ce que vous pensez que vous devriez faire, et non ce que vous voulez. Un intérêt durable et agréable d’une activité passe par son désir de la faire. Saviez-vous que Guillaume et moi n’avons pas touché un sou depuis la création de Paléo Québec…? Cela fait trois ans et plus que nous sommes là, et le plan n’est pas d’arrêter.

7. On va plus loin en marchant qu’en sprintant, mais…

Surtout quand on parle de santé, il faut faire confiance au processus et ne pas chercher à se presser. C’est vrai lorsque l’on veut atteindre une meilleure santé globale mais aussi lorsque l’on veut atteindre une autre objectif, comme parler une nouvelle langue ou apprendre à jouer d’un instrument de musique : il faut prendre son temps et surtout être consistant dans notre pratique et dans notre application ou dans nos apprentissages. Quelqu’un qui est plus paléo qu’un vrai homme des cavernes pendant 15 jours seulement n’aura pas les mêmes résultats qu’un paléo un peu moins stricts pendant 1 an.

8. … mais on apprend a nager assez vite en étant plongé dans l’eau!

Un jour, quelqu’un a dit a Tim Ferriss, « On est la moyenne des cinq gens que l’on côtoie le plus ».  Si on est entouré de fumeurs? On a de fortes chances de fumer. De gens en surpoids? On risque de l’être aussi. Des universitaires? On a plus de gens d’avoir un diplôme post-secondaire. Autant il faut être persistant dans nos projets, autant une immersion accélère le processus. Si vous fréquentez des gens ayant des intérêts similaires aux vôtres, vos connaissances et votre pratique dans ce domaine risque d’être fortement accélérées. Par exemple, avant de rencontrer ma copine, je cuisinais correctement, sans plus. Toutefois, avec son arrivée et son expérience académique et professionnelle, j’ai bonifié mon offre et je suis nettement plus habile!

9. Vous allez décevoir de gens. Acceptez-le tout de suite.

Vivre seul, c’est physiquement possible, mais c’est une forme de torture. L’être humain vit en société et c’est difficile de s’en extirper. Vous allez côtoyer plein de gens dans votre vie, et vous allez établir des liens amicaux, professionnels et sentimentaux. Quand on établit des relations, des ententes communes, des projets communs, il est possible que malgré la meilleure volonté du monde, vos désirs divergent de ceux de vos relations. Malheureusement, on tente souvent d’épargner les sentiments de nos amis, membres de la famille et collègue au détriment de nos sentiments… et comment trouver du plaisir dans une telle situation? La sincérité et l’intégrité personnelle peuvent faire mal aux autres malgré toute votre bonne volonté, et c’est normal. Sachez seulement qu’en masquant vos sentiments, personne n’est gagnant.

J’espère que vous trouverez une ou deux étincelles qui vous enflammeront*!

Vincent

p.s. S’il-vous-plait, ne vous enflammez pas au sens littéral. Paléo Québec se dégage de toute responsabilité de brûlure suite à la lecture de ce texte.

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