Habitudes de vie

Ce que j’ai appris en passant 48 heures dans une chaloupe

posted by Paléo Québec juin 15, 2016 0 comments
chaloupe paléo québec

Il arrive a tout le monde de tomber en vacances à l’occasion (« Dieu merci, diront certains, et vous avez bien raison). Certains d’entre vous préfèrent s’étendre et faire le bacon sur la plage tandis que d’autres vont faire de la randonnée avec une paire de shorts et un couteau entre les dents. Peu importe le type de vacancier que vous êtes, vous avez un objectif en tête : relaxer.

J’ai eu l’occasion de passer 48 heures dans un chalet de pêche assez rustique – en fait, tellement rustique qu’il n’y avait pas d’électricité du tout. Les lampes fonctionnaient au propane, le poêle fonctionnaire au propane, et même le frigo fonctionnait au propane! Il n’y avait pas beaucoup de « stimulation », en tout cas pas au sens « occidental du 21e siècle » du terme. Mes journées se résumaient essentiellement à dormir, pêcher, et tuer le temps comme je pouvais.

Voici quelques constations que j’ai pu faire au courant de ces courtes vacances en chaloupe

  • Je n’étais pas exposé à de la lumière bleue artificielle (provenant de mon téléphone, qui était dans la voiture) ou d’écrans de télévision. La seule lumière que j’avais étais de la lumière de « combustion », provenant de flammes de propane ou de feu, carrément. Je n’avais pas réalisé à quel point, même si je prends des précautions pour diminuer mon exposition à de la lumière bleue, je m’endormais plus facilement si j’enlevais les lumières artificielles de mon environnement. CONCLUSION : à défaut d’allumer des chandelles partout chez moi, ce qui serait à la fois cher et dangereux, je vais probablement me procurer des lunettes ambrées pour bloquer mon exposition à la lumière bleue.
  • Lors de ma fin de semaine, mon plus gros stress était surtout de tenter de pêcher mon quota de 7 truites. Je n’avais pas de travail, pas de comptes à payer, pas de téléphone hyper-stimulant. Si effectivement j’avais une pensée du genre, « Il faudrait que je fasse ça pour le travail », je savais que je ne pouvais pas le faire… j’étais à une heure de toute connexion réseau! Dans ce contexte-là, j’ai senti mon cerveau se mettre à « off ». C’était de un beaucoup plus facile de m’endormir sans avoir des petites voix dans ma tête qui jouaient au ping-pong. De deux, je trouve que c’est beaucoup plus facile d’être créatif et de faire des associations de concepts si on n’a pas tout un paquet de tracas qui nous trottent dans la tête. CONCLUSION : à défaut de pouvoir toujours être dans une chaloupe, intégrer de la méditation quotidienne pourrait me permettre d’être plus calme intérieurement pour être plus efficace cognitivement.
  • Dans une chaloupe, il faut être assez statique. On a difficilement le choix : dans une petite embarcation, si on bouge trop, c’est le bain forcé. En plus, on ne peut pas vraiment aller très loin… L’autre problème c’est que dans beaucoup de chaloupes, le siège est très bas, ce qui me forçait à avoir une flexion de la hanche assez importante (les genoux plus proche de la poitrine). J’ai été surpris des maux de dos que j’ai éprouvés après de nombreuses heures dans cette position, et j’ai même réussi a perdre une quantité faible mais significative de flexibilité dans le bas du dos. Spécialement dans mon travail d’ergonome, je vois régulièrement des gens qui ont été « moulés » par leur travail : des gens dont le dos a été arqué par des années de travail penché ou incliné. Force est de conclure qu’ils peuvent en être arrivés là avec des années d’un stimulus très faible, mais peut-être qu’une très courte période de temps avec un stimulus très fort est suffisante pour avoir des impacts durables et significatifs. CONCLUSION : Une bonne posture est importante, et il est aussi important de mitiger les effets d’une mauvaise posture en se mobilisant souvent.
  • Je ne suis pas intolérant au gluten, loin de là. Je l’évite parce que je me sens généralement mieux sans et parce qu’ainsi, je privilégie des aliments plus denses en nutriments comme des légumes. Dans ce voyage je ne contrôlais pas 100% de mes aliments, et je sais que j’ai mangé des aliments avec du gluten. Contrairement à d’autres qui rapportent du « brain fog » ou des diarhées explosives lors de la consommation de gluten, j’ai habituellement des légers inconforts intestinaux, mais rien de quoi écrire à ma mère. À parce quelque gargouillis disgracieux d’estomac, je n’ai rien eu comme symptômes. Ou bien je me suis parfaitement adapté au gluten (ce qui m’étonnerait), ou bien la grande qualité de sommeil que j’avais et le peu de stress externe m’a permis de bien tolérer le gluten que j’ai mangé. L’alimentation est un stresseur, mais ce n’est certainement pas le seul. En contrôlant mon sommeil et mon stress, j’ai mitigé un stresseur alimentaire en mettant plus de chances de mon côté. CONCLUSION : si je suis confronté à des situations pas évidentes, j’ai une certaine marge de manœuvre pour me rattraper sur d’autres fronts.
  • Mon corps m’a signifié qu’il désirait vraiment beaucoup de légumes. Mon voyage était avec un groupe de non-paléos (ce qui est très correct), mais malheureusement, ce n’était pas non plus des grand fans de légumes. J’avais accusé le coup d’avance et je m’étais apporté quelques réserves, mais pas assez pour durer 3 jours. En revenant à la « civilisation », mon corps m’a dit : « si c’est vert, mange-le! ». Étais-ce une impulsion psychologique ou une dépendance biologique je ne sais pas, toujours est-il que mon corps voulait du frais. CONCLUSION : si je m’aventure en désert nutritionnel, je devrais me traîner des réserves. Ben Greenfield et Tim Ferriss ont déjà parlé de suppléments alimentaires « verts » en poudre. Je devrais peut-être y jeter un oeil?

Bref, même si pour certains on dirait que je n’ai pas vraiment eu de vacances, j’aime des petites escapades du genre qui me permettent de décrocher, de passer du bon temps en famille, et de me « détoxifier » un peu le système qui est bien trop souvent plombé par le stress. Si j’ai pu en tirer quelques leçons au passage (et vous de même, cher lecteur!), tant mieux!

Profitez bien de vos vacances!

Vincent

Articles connexes

Leave a Comment