Habitudes de vie

Se rendre utile pour être en santé

posted by Paléo Québec juillet 7, 2016 0 comments

Il y a quelques mois, un article s’est promené sur mon Facebook sur Charles Eugster, un homme de 96 ans adepte de bodybuilding (commencé à l’âge de 87 ans), de wakeboard, d’aviron et d’athlétisme. Il mentionnait l’importance pour les personnes âgées de rester actives et d’avoir des projets. Ce qu’il a découvert intuitivement est supporté par un paquet d’études scientifiques et beaucoup de gens de tous âges peuvent bénéficier de ses conseils. Il faut se rendre utile!

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Wow

Zones bleues et retraite

Les zones bleues, mentionnées assez souvent quand on parle de longévité, sont des endroits dans le monde où les gens vivent systématiquement vieux et en bonne santé. Un des points communs entre les zones est que le concept de retraite n’existe pas vraiment. Les gens ralentissent un peu, mais ils restent utiles toute leur vie.

Quand on sait comment le corps humain fonctionne, ça fait du sens. Le corps considère toujours que les ressources sont limitées et qu’il doit s’adapter à son environnement, mais pas plus. Si l’environnement ne demande pas d’efforts, le corps va se débarrasser du superflu, que ce soit de la masse musculaire, osseuse, ou cérébrale. À l’inverse, si l’environnement offre des défis intellectuels et physiques constants, le corps doit s’adapter et rester fort et intelligent.

Un paquet de gens, quand ils vont à la retraite, décident qu’ils sont vieux. Ils ne bougent plus, n’ont plus de projets et quelquefois, semblent attendre de mourir. Pourtant, en plus d’avoir beaucoup de connaissances et de travail de qualité à offrir, ils se dirigent tout droit vers un déclin accéléré et une qualité de vie significativement diminuée. Plusieurs études ont démontré que les gens qui restaient occupés après leur retraite avaient des risques de mortalité significativement réduits. On peut penser à l’exemple du Japon, où les personnages âgées ont des horaires généralement très occupés et vieillissent en meilleure santé que dans le reste du monde.

Pas à la retraite

L’exemple de gens à la retraite est facile à utiliser parce que les gens se retrouvent avec un paquet de temps libre, mais tous peuvent participer. Un secret des communautés où les gens sont soudés et ont des taux de bonheur très élevés est un taux de bénévolat très élevé.Si on prend un angle paléo, l’évolution a favorisé énormément les gens capables de travailler en équipe et de contribuer au groupe. Les gens se sentent responsables du bien-être des gens autour d’eux et ça contribue à les rendre heureux. C’est gagnant-gagnant!

Aider les autres est particulièrement utile pour les gens qui souffrent d’anxiété ou de dépression. Ces conditions amènent les gens à penser obsessivement à leurs problèmes et à eux-mêmes, ce qui ne fait que renforcir leur maladie. En s’occupant à des tâches qui ne les concernent pas, ils arrivent souvent à prendre du recul par rapport à leur situation et à se sentir mieux.

En pratique

Le concept clé ici est qu’on doit servir à quelque chose, vu que sentir qu’on a du pouvoir sur sa situation est un besoin essentiel. Les humains deviennent misérables assez vite s’ils ne font rien (sans blague, il y a quelques années les mécaniciens de la ville de Montréal ont fait une grève parce qu’ils étaient écoeurés d’être payés à ne rien faire). Donc pas nécessairement besoin de retourner dans un bureau sans fenêtres 40 heures par semaine.

Personnellement, si j’étais en congé permanent, je passerais la majorité de mon temps à jardiner et à nettoyer des parcs et des berges de rivières (j’en fais déjà un peu quand j’ai le temps). Pas besoin de le faire chez moi non plus, je peux facilement m’impliquer avec des organismes de Sherbrooke.

Sinon, des idées générales:

  • Évidemment, retourner faire du bénévolat en utilisant ses compétences de carrière. Ça varie énormément d’une personne à l’autre, donc je ne donnerai pas d’exemple.
  • Participation à des études scientifiques. Je l’ai fait dernièrement pour avoir des suppléments d’omégas 3 pendant 6 mois, mais plusieurs options existent. J’ai participé à des études sur la douleur, le gain de poids et quelques autres. Si vous vous promenez dans un hôpital ou une université, vous risquez de voir quelques affiches. Ça prend des participants pour que la science avance, impliquez-vous!
  • Bénévolat dans la communauté. Que ce soit d’aider dans une banque alimentaire ou d’accompagner dans des centres de personnes âgées, je suis certain que vous pouvez trouver quelque chose à faire dans votre ville. J’ai des amis qui participent au programme « Grand Frère/Grande Soeur » avec des jeunes réfugiés en ce moment, c’est remarquable!
  • Bénévolat dans le monde du sport. Toutes les équipes sportives junior ont besoin de coachs et d’assistants. Toute les épreuves sportives bénéficient d’avoir des bénévoles pour aider à l’organisation et au déroulement des épreuves.
  • Bénévolat environnemental. Je parle souvent de ramasser des canettes, mais je suis aussi témoin d’actes vraiment exceptionnels de gens qui ont décidé d’améliorer notre environnement. Un homme de Sherbrooke qui a décidé de consolider une section des berges de la rivière qui en avait besoin. Un homme de San Francisco qui a réintroduit une espèce de papillons disparue depuis plusieurs décennies. Plusieurs personnes se lancent dans l’agriculture urbaine. Les possibilités sont infinies!

Conclusion

S’impliquer dans des projets de groupes et sentir qu’on aide les gens autour de nous nous garde en meilleure santé et nous rend plus heureux. Notre génétique s’y attend et ça paye pour tout le monde! Pensez-y si vous frappez un petit moment de blues!

Guillaume

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