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6 aliments à combiner pour la santé!

posted by Paléo Québec septembre 5, 2016 0 comments


Bonjour, groupe!

Certains experts dans la paléosphère affirment que « la nourriture est le meilleur des suppléments ». Au premier coup d’oeil, ça a l’air d’une affirmation hippie, mais y-a t’il un fond de vérité, ou du moins une théorie derrière leur phrase? En fait, si des gens comme Chris Kresser ou Mark Sisson l’affirment, c’est que les aliments, comme votre belle-mère, ne viennent jamais seuls. On peut difficilement dissocier l’avocat (un fruit gras) de sa vitamine E. Le gras a un rôle essentiel dans l’absorption de plusieurs vitamines – si on prenait de la vitamine E toute seule, on aurait pas la même efficacité, car elle ne serait pas efficacement métabolisée.

Alors la question se pose – y a t’il d’autres synergies entre des aliments qui vont favoriser leur absorption ou leur métabolisme? Y-a t’il des conflits qui au contraire limitent ces phénomènes?

 

  • FAVORISER : Les lipides + les vitamines A,D, E, K

Les vitamines A, D, E et K sont décrites comme « liposolubles » – « elles se dissolvent dans le gras ». Ce n’est donc pas comme du Kool-Aid, qui serait lui, hydrosoluble (qui se dissout dans l’eau). Dans les aliments, la plupart de ces vitamines sont déjà dans des corps gras, mais certaines non. Je pense entre autres au foie animaux, qui contiennent une quantité phénoménale de vitamine A, mais qui sont en général assez maigres. Beaucoup de feuillus verts comme les épinards, le kale et les feuilles de pissenlit sont riches en vitamines K, mais n’ont aucun gras!

En cuisinant ces aliments, n’hésitez donc pas à ajouter un peu du gras de votre choix pour en favoriser l’absorption.

 

  • FAVORISER : Les lipides + le lycopène

Comme disait un certain Karadoc, dans la série Kaamelott, « Le gras, c’est la vie ». En tout cas, ils démontre encore une fois son utilité et sa versatilité car lorsque combiné avec le lycopène, cet antioxydant présent dans les tomates (spécialement les tomates cuites), il en favorise beaucoup l’absorption.

  • FAVORISER : La cuisson à feu élevé + le romarin

Vous savez ce que c’est, les amines hétérocycliques? Quand vous brûlez de la viande sur le barbecue et qu’il se forme des croûtes noires sur la viande, c’est ça. C’est cancérigène. Pouache. Mais! Grâce à la magie du romarin (spécialement l’acide rosmarique et carnosique), la formation des amines hétérocyclique est inhibée. C’est pourquoi vous voyez tant de marinades « santé » dans les magazines de nos jours.

  • FAVORISER : Le fer végétal (non hémique) et la vitamine C.

Le fer « non hémique » fait référence au fer contenu dans les plantes qui ne sont pas associés à la myoglobine (globules rouges musculaires). Le problème du fer non hémique est qu’il est mal absorbé par l’intestin humain. Par exemple, même si les épinards donnent sa force à Popeye, il devait en manger beaucoup! Bon, en réalité, il y a 15% de nos besoins quotidiens en fer dans 100g d’épinards, y’a pas de quoi danser la claquette, mais c’est pas pire. Les épinards contiennent aussi 46% de nos besoins quotidiens en vitamine C.

La nature fait bien les choses : la vitamine C contribue à maximiser l’absorption du fer. C’est pourquoi les végétariens qui veulent prendre leur fer des légumineuses prennent occasionnellement des comprimés de vitamine C.

  • FAVORISER : Les poissons gras d’eau salée (ou les noix du brésil) et le brocoli

Le sélénium est un minéral qui n’est pas très commun dans l’alimentation du citoyen moyen si on exclut le poisson. C’est un cofacteur dans plusieurs réactions anti-inflammatoires de notre corps, spécialement avec la vitamine E. Or, le sélénium intéragit particulièrement efficacement avec le brocoli, qui contient du sulphoraphane – un anti-oxydant et anti-inflammatoire puissant.

On retrouve en moyenne dans les noix du brésil 50 à 70 microgrammes de sélenium… la quantité minimale recommandée est 55 microgrammes chez l’adulte.

  • FAVORISER : Le turméric et le poivre noir

Le turméric (appelé curcuma en anglais) est cette épice jaune qui donne sa couleur aux currys. En fait, c’est tellement jaune que c’est ce qui donne sa couleur à la bonne vieille moutarde jaune French’s que vous mettiez sur vos hot-dogs quand vous étiez petits!

En Inde, il n'existe pas de "curry". Le Curry est un mélange d'épices, et chaque famille a sa "sauce à spaghetti secrète".

En Inde, il n’existe pas de « curry ». Le Curry est un mélange d’épices, et chaque famille a sa « sauce à spaghetti secrète ».

La curcumine est l’ingrédient antioxydant actif dans le turméric, et même si beaucoup d’études ont démontré son potentiel antioxydant, les doses requises sont également très élevées. Toutefois, si on combine du poivre noir moulu, qui contient de la piperine, avec le turméric, on augmente la biodisponibilité de 20 fois. Trouvez-moi un investissement qui rapporte 20x l’apport initial et j’embarque à pieds joints!

 

  • BONUS! UNE COMBINAISON À ÉVITER: Le fer et le thé vert.

Même si le fer bénéficie d’une « collaboration » avec la vitamine C, soyez vigilant avec votre petite boisson chaude digestive d’après-repas. Les antioxydants contenus dans le thé vert ont tendance à s’agglomérer (« bind ») avec le fer des aliments, ce qui limite l’absorption du fer et inhibe l’effet antioxydant du thé vert!

 

 

Il y a des gens qui mangent pour la performance, mais la plupart des gens mangent pour le plaisir. Il n’y a rien de mal à cela! Toutefois, il y a des combinaisons d’aliments qui, au-delà du goût, sont plus que bénéfiques pour la santé. Il n’en coûte pas cher d’essayer d’aller chercher ces combinaisons gagnantes pour extraire un petit peu plus de qualité de nos nutriments!

Bonne dégustation!

Vincent

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