Méli-mélo

n = 1

posted by octobre 24, 2012 0 comments

Bonjour hommes et femmes des cavernes ! Ici Vincent pour vous parler du concept « n = 1 », dont vous avez peut-être entendu autour de la paléosphère et qui va revenir occasionnellement dans nos capsules et articles.

Qu’est-ce que « n = 1 » ? Dans les études scientifiques, le « n » est le nombre de sujets ayant participé à l’étude. Sans décrire tous les types d’études possibles, de façon générale, plus une étude a eu de participants, plus elle a de chances d’avoir des résultats significatifs – bref, d’avoir des résultats qui confirment ou infirment son hypothèse.

Par exemple, feriez-vous confiance à une étude pharmaceutique sur un nouveau médicament si l’étude préliminaire n’a eu qu’un sujet? Était-ce un homme? Une femme? Avec des problèmes métaboliques ou non? Quelle taille, quel poids? Le sujet avait-il des allergies? Vous voyez qu’une étude d’un sujet n’est guère crédible, car il y a beaucoup trop de variabilité inter-individuelle pour généraliser les résultats obtenus sur une personne à une population en entier.

Cette même étude, si elle incluait 100,000 personnes, devrait contenir des sujets de tous âges, races, sexes, états de santé, etc., et les différences individuelles disparaitraient dans la masse des sujets. Les tendances générales peuvent être plus facilement décelées.

Sachant cela, pourquoi « n = 1 » ? Reprenons l’exemple pharmaceutique… Combien y a-t’il d’effets secondaire à acide acétylsalicylique (aspirine) à par une tendinite de la mâchoire en le prononçant? On ecchymose plus facilement ; de la confusion ; des vertiges ; des nausées ; des évanouissements ; de la faiblesse. Reluisant portrait, n’est-ce-pas? La plupart des gens ne subissent aucun de ces effets pervers en prenant de l’aspirine. Mais imaginez être la personne sur 100,000 qui les subit tous en même temps? Oups…!

Les tendances générales peuvent, ou pas, s’appliquer à vous. Considérez votre corps comme un laboratoire. Le concept de n = 1 veut concrètement dire que vous êtes le scientifique en chef de votre laboratoire personnel: expérimentez sur vous et analysez ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Certaines personnes s’accrochent désespérément à des principes par habitude, par confort, sur la recommandation d’une figure d’autorité. Ces principes peuvent être optimaux, comme ils peuvent ne pas l’être…

Par exemple, vous dormez à la mode Paléo : dans une pièce complètement noire, sans lumière extérieure ou électronique. Vous dormez au moins huit heures par nuit mais êtes encore fatigué. Vous pourriez alors vous dire : « La caféine est un stimulant. Peut-être que mon sentiment de fatigue est lié à sa consommation. » Essayez alors de limiter, ou mieux, d’éliminer votre apport de caféine pendant un mois, voir plus. Si cela marche et que vous vous sentez moins fatigué, tant mieux ! Sinon, tant pis. Vous aurez essayé.

Assurez-vous cependant que les conditions de succès soient en place, c’est-à-dire :

  • Faites une différence significative (ex : coupez la caféine complètement).
  • Est-ce que cette différence est mesurable objectivement ? (ex. durée du sommeil).
  • Si non, est-ce que cette différence est mesurable subjectivement ? (ex. journal de bord sur le sentiment de fatigue).
  • N’introduisez pas d’éléments confondants (ex. le thé et le cacao sont deux produits stimulants, qui peuvent déjouer votre expérience !)

C’est la clé de n = 1. Essayez. En adoptant une diète paléo ou ancestrale, vous avez déjà bravé le jugement d’innombrables médecins, nutritionnistes, de votre famille et de vos amis. Vous avez expérimenté, et si vous êtes sur cette page, c’est parce que vous avez constaté que pour votre « n » personnel, la diète paléo fonctionne mieux que la diète nord-américaine. N’hésitez pas à faire des tests additionnels, chers « n ». Vous pourriez avoir d’agréables surprises !

Par Vincent Mandeville

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