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Camper-randonner paléo

posted by juillet 29, 2013 1 Comment

Bonjour mes hommes et femmes des cavernes préférées! Vincent qui vous écrit.

Profitant de mes vacances d’été, je suis allé faire du camping et de la randonnée une semaine au parc national des Hautes-Gorges de la Malbaie, un endroit magnifique :

2013-07-16 10.21.09L’endroit magnifique en question!

Mais qui dit camping et randonnée dit préparation… Ma situation n’était pas si pire : ma copine et moi disposions d’une glacière pour entreposer des aliments frais et d’une automobile pour nous ravitailler. Mais le défi était tout de même de disposer de suffisamment de ressources pour pouvoir manger le plus paléo possible, le plus agréablement possible… car ne nous le cachons pas, si manger est un plaisir humain, manger paléo est un plaisir divin!

Quels aliments secs avons-nous achetés?

2013-07-13 06.44.37Des noix et des fruits secs sont des aliments essentiels dans une randonnée et du camping. Comme noix, nous avions : des amandes, des noix du Brésil, des pacanes, des noix de cajou et des pistaches. Des aliments ultra-caloriques et bourratifs (en raison de leur haut taux de gras et de protéines) avec une bonne densité de nutriments (lien). Les fruits séchés sont riches en glucides (glucose, mais également du fructose, selon le fruit). Ils représentent non seulement un dessert très acceptable d’un point de vue paléo, mais en randonnée ils peuvent aussi donner le petit surplus de sucre qu’il faut pour soutenir le rythme. N’ayez pas peur de prendre du poids en randonnée : l’effort musculaire permet de diminuer l’importance de la réponse insulinémique. (lien).

2013-07-12 19.20.51Ma copine voulait expérimenter une recette de barre de noix. Aucune de celles qui était sur Internet ne l’a particulièrement inspirée : elle a donc décidé de se lancer dans la fabrication artisanale. Son mélange à base de noix hachées (amandes, noix de cajou, noix du Brésil), de fruits séchés (canneberges, raisins secs), de pépites de caroube, de fibre de noix de coco et de deux oeufs s’est révélé assez solide après cuisson, mais mérite d’être amélioré. Nous ferons des tests et nous vous reviendrons la-dessus! Ces barres sont un peu l’équivalent des barres « Clif » ultra-caloriques, mais paléo. En randonnée, elles nous ont permis d’avaler les kilomètres comme des vrais gens tribaux.

Nous avons également fait quelque chose qui aurait rendu nos grand-mères fières… nous avons stérilisé des pots Mason et nous avons fait de l’empotage de sauce à spaghetti. L’empotage est une technique analogue à celle dont votre maman se servait pour faire des confitures et des gelées de menthe, mais il est également possible de le faire avec certaines sauces et des potages. Il s’agit de faire sa sauce, remplir le pot Mason, le fermer avec un couvercle, le visser en place et le faire bouillir dans une grande marmite pleine d’eau. L’eau bouillante a pour effet de tuer les bactéries qui spolient la sauce et de créer un vide à l’intérieur du pot, ce qui scelle bien le couvercle sur le pot. Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à aller chercher des sites spécialisés à cet effet.

Cette expérimentation ne s’est pas révélée 100% fructueuse. Par exemple, ma sauce à spaghetti se sert de viande hachée, c’est-à-dire de très petits morceaux de viande, et elle a très bien tourné. Par contre, notre ragoût de poulet à l’indienne avec du lait de coco fut un échec lamentable (et dégoûtant après quelques jours, croyez-moi…). Néanmoins, nous avons pu bénéficier de trois bon pots de sauce à spaghetti conservables à la température extérieure sans problème pendant la semaine!

Après avoir pensé à quelque chose d’aussi élaboré que de l’empotage, vous vous doutez bien que des bêtes boîtes de conserve sont tout aussi utiles. Les boîtes de thon sont abordables, faciles à transporter, riches en protéines et si on lit la liste des ingrédients, très paléo. Méfiez vous de l’huile de soya!

Dernier aliment sec : des saucissons. Sans être parfaitement « optimaux » au niveau de la liste d’ingrédients, il est possible de trouver des saucissons sans gluten très abordables et délicieux.

Et les aliments frais?

Une glacière, c’est très utile en camping. Nous avons acheté différents fruits, des légumes, des œufs et nous avions congelé de la viande le jour précédant le départ. Remarquez que des oeufs se conservent très bien pendant plusieurs jours à température pièce. Même quand la glacière se réchauffe ils peuvent durer au moins 1 à 2 jours de plus et être aussi bons.

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Si les aliments secs se révèlent utiles en diners de randonnée, il n’y a pas de raison de se priver pour les déjeuners et les soupers. Les omelettes aux légumes étaient notre plat de base lors des déjeuners :

2013-07-15 08.04.23Une omelette aux légumes variés constituait notre déjeuner quotidien.

Les viandes congelées à la base ont duré facilement 2 jours et nous aurions sans doute pu avoir un 3e morceau de viande congelé. Steaks et saucisses accompagnés de légumes ont fait notre bonheur.

2013-07-14 18.36.36Le canevas paléo : légumes, viande, corps gras. Ici des courgettes et des oignons poelés avec du vinaigre balsamique et un petit steak.

2013-07-14 17.51.01La laitue tient bien les premiers jours en glacière. Ici : salade avec des avocats, des canneberges séchées et des pacanes.

Il aurait été possible d’être un extrémiste paléo et d’apporter du foie de veau et des abats, mais nous sommes allés plus par préférence que par nutrition.

Qu’as-tu apporté d’autre?

Des pots Mason contenant de l’huile d’olive, du vinaigre balsamique et de l’huile de noix de coco. Même si l’huile d’olive extra-vierge a un point de combustion plus élevé que l’huile de noix de coco, je préfère me servir de cette dernière comme corps gras dans mes poêles, car je trouve le goût plus discret et la cuisson moins « collante » à températures élevées. L’huile d’olive est constamment ma base d’huile dans mes vinaigrettes. Le vinaigre balsamique est mon vinaigre de choix dans les salades et marinades et pour agrémenter ce qui cuit dans ma poêle.

Remarquez qu’il existe des plats déshydratés, préparés d’avance dans lesquels il ne faut qu’ajouter de l’eau bouillante, mais ils contiennent pour la plupart du gluten et des huiles hydrogénées. Nous les avons donc évités.

Donc, chers lecteurs, c’est entièrement possible de manger paléo en camping et en randonnée. Il faut peut-être un brin plus de préparation (je pense aux pots Mason en particulier), mais c’est non seulement faisable, c’est agréable!

 Je vous souhaite un bon été!

-Vincent

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1 Comment

Chantal Létourneau juillet 29, 2013 at 8:29

Je suis partie en voyage de velo le 8 mai, je suis donc sur la route depuis 3 mois presque moins 2 semaines de repos. J’avoue, que c’est pas toujours facile de rester conforme …. vous m’avez quand meme donner quelques idées… merci pour ce partage

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