Cuisine

De zéro à Ricardo paléo

posted by août 12, 2013 0 comments

Bonjour, mes hommes et femmes des cavernes préférées! Vincent qui vous écrit.

Le sujet de l’article de cette semaine : apprendre à cuisiner. L’idée m’est venue lorsque ma copine, que j’ai convertie à la diète paléo, m’a dit que c’était un mode alimentaire efficace, mais inapplicable pour beaucoup de gens parce qu’il fallait apprendre à cuisiner. J’ai donc nommé cette capsule en l’honneur de l’homme à la spatule favori de MA femme des cavernes : Ricardo. Et ça faisait une jolie rime.

Trêve de plaisanteries, ce fut un argument coup-de-poing… dans notre quête d’une santé optimale, il faut passer par des aliments le moins transformés possible, ce qui sous-entend qu’on s’occupe de leur préparation et de leur transformation nous-même. Les légumes et la viande crue ne se cuiront pas eux-mêmes. Mais quels trucs donne-on à quelqu’un qui n’a jamais appris à cuisiner de par lui-même? Ou elles-mêmes, ne soyons pas sexistes mesdames, ils y en a plusieurs incapables parmi vous aussi. Voici donc quelques trucs qui pourraient aider quelqu’un qui ne connaît rien en cuisine à faire des repas de base en paléo.

1) C’est impossible de brûler de la viande au four à 350 degrés Farenheit.
Étonnant, n’est-ce pas? C’est néanmoins vrai. Que vous preniez un poulet, du poisson ou un rôti de porc, la température magique de 350 degrés permet de la cuire jusqu’à l’intérieur sans que l’extérieur soit carbonisé. Attention! Ne laissez quand même pas votre pièce de viande trop longtemps, car elle pourrait avoir la texture d’une semelle de botte. De plus, certains condiments peuvent avoir tendance à brûler plus facilement, comme certains sucres, par exemple. N’oubliez pas de mettre un fond d’huile dans votre plat pour ne pas que votre viande colle et vous allez être en affaires.

2) C’est impossible de brûler de la viande dans une mijoteuse.
La mijoteuse regagne en popularité, et ce n’est pas pour rien. C’est un article de cuisine archi-simple d’utilisation qui transforme en 5 minutes un poulet congelé, une gousse d’ail, du romarin, du sel et du poivre en un souper pour une famille. La cuisson se fait à feu doux pendant votre journée : le désavantage majeur est donc qu’il faut avoir le temps. Si vous laissez un peu d’eau dans le fond d’une mijoteuse avec une pièce de viande, des légumes et des épices, vous êtes en Cadillac. Devant les mijoteuses et avec les mêmes ingrédients, les débutants et les grands chefs sont  égaux.

3) « J’a vapeur de cuisiner, maintenant je n’ai plus peur ».
La cuisson vapeur des légumes est la façon la plus simple de transformer ces végétaux récalcitrants en de tendres petits morceaux qui semblent faits pour accueillir un bon morceau de beurre par-dessus. Dès qu’on a une marmite, un tamis et un couvercle, on n’a qu’à mettre les légumes dedans, et en 10 minutes le tour est joué.

4) Poêlez avant, poêlez après
Un truc tout simple pourrait améliorer grandement le goût  et la texture de votre cuisine : saisir les aliments. Par exemple, si vous mettez une pièce de boeuf dans une mijoteuse, la texture pourrait vous apparaître drabe. Toutefois, le simple fait de faire revenir le morceau dans une poêle avec un corps gras et la faire dorer à cuisson élevé très peu longtemps va contribuer à garder une texture moins molle et un goût plus prononcé. Si vos légumes vapeur vous apparaissent aussi drabes que votre pièce de viande, faites la même chose et faites les passer dans une poêle à feu vif avec un corps gras et des épices. Vos papilles gustatives vont remercieront!

5) La texture
Les textures sont nombreuses : le croustillant, le pâteux, le mou, le croquant… Là où je m’en vais avec ça est que les variations de texture au sein d’un même plat peuvent grandement contribuer à notre appréciation de ce dernier. Prenez un oeuf brouillé et imaginez le plaisir que vous avez à en manger (probablement pas beaucoup). Mais prenez une omelette aux légumes avec des poivrons, des champignons et des épices? C’est probablement plus un repas d’agrément que de sustenance. L’omelette n’est qu’un exemple : prenez par exemple une salade avec de multiples légumes et une vinaigrette. Tout comme l’omelette, on a une variation de texture dans le même plat en raison des différents légumes (ou fruits!) qu’on y met, et c’est plaisant à avoir en bouche, car deux bouchées ne sont jamais pareilles.

6) Les condiments
Je fais du pouce sur mon dernier point : les condiments permettent de faire varier le goût. J’appelle condiments principalement les épices (origan, thym, basilic, romarin, ail, paprika, chili, aneth, piment de la jamaique, cannelle, muscade, clou de girofle, et j’en passe des milliers!) mais aussi les vinaigres (de vin, balsamique, de miel, de prune, de framboises, de cidre de pommes… ça vous dit quelque chose?). Si nous aimons la variété de textures au sein d’un même plat, nous aimons également la variation de goûts au sein d’un même plat. C’est pourquoi l’ajout d’épices est si primordial : deux plats avec la même base alimentaire mais avec des condiments différents changent du tout au tout. Prenez une salade verte avec de l’origan et du vinaigre balsamique et prenez la même salade avec une vinaigrette à base de moutarde et de miel et la même feuille de laitue n’est subitement pas la même!

Dans tous les cas, il n’y a pas de miracles. Cuisiner est un talent, et les talents se développent avec la pratique. Déjà, en suivant les conseils énoncés ci-haut vous êtes presques assurés d’avoir quelque chose de comestible à chaque repas. Je vous suggère d’expérimenter avec plusieurs types d’épices pour commencer. Voici quelques combinaisons qui pourraient vous intéresser :

– Origan séché dans les salades

– Poulet à l’ail, au romarin, sel et poivre à la mijoteuse ;

– Dans une casserole au four, une combinaison de lait de coco, de cumin, de curry et de turméric avec des morceaux de poulet pour une recette indienne ;

– Des tomates et du basilic, peu importe la viande, toujours gagnant!

– Des fruits cuits au four avec de la cannelle, de la muscade et du clou de girofle pour faire un dessert

– Faire cuire du steak haché dans un poêle avec du chili et du piment de la Jamaïque

Bonnes expérimentations, ô hommes et femmes des cavernes!

– Chef Vincent

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