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Paléoconomique: 5 trucs pour une plus petite facture d’épicerie

posted by mars 24, 2014 0 comments

Bon lundi à tous!

Résumé des étapes:

1. Regarder les circulaires

2. Acheter les produits en saison

3. Regarder le prix au kilogramme

4. Acheter les aliments en spécial en grande quantité

5. Apprendre à cuisiner

Une des critiques qui revient souvent sur le mouvement paléo est que  »ça coûte plus cher ». Personnellement, je crois que c’est une vision limitée des choses, parce qu’à long terme, être en meilleure santé en mangeant mieux c’est de loin le meilleur investissement qu’on puisse faire. Malgré cela, c’est effectivement amusant de pouvoir regarder son compte en banque et de voir un chiffre plus gros que sa pointure de souliers. Voici donc quelques trucs pour faire l’épicerie avec un budget restreint.

 

Problème réglé!

 

Sans plus tarder:

1. Regardez les circulaires à chaque jeudi. À chaque jeudi, les épiceries sortent une circulaire des spéciaux de la semaine à venir. Même pas besoin de regarder dans le publi-sac et de tuer des arbres, elles sont toutes en ligne. Il suffit de comparer les spéciaux pour les épiceries près de chez vous, de faire une liste de quoi acheter à chaque endroit et le tour est joué. Bien sûr, je parle d’épiceries à une distance raisonnable de chez soi, parce que sauver 2$ sur un paquet d’oranges ne vaut pas un détour de 45 minutes en voiture.

Un truc pour sauver du temps: les bons spéciaux et ceux sur les fruits, les légumes et la viande sont généralement dans les 5-6 premières pages de la circulaire. Le reste est surtout concentré sur les produits transformés.

 

2. Achetez les produits en saison. À l’automne, le prix des patates descend jusqu’à 0.10$ la livre. Hors-saison, elles peuvent monter jusqu’à plus qu’1.50$ la livre. C’est un exemple extrême, mais il n’est pas rare de voir des fruits et des légumes doubler et tripler de prix d’une semaine à l’autre. Les produits achetés au bon moment de l’année ont aussi le bénéfice d’être plus beaux et de goûter meilleur.

En règle générale, au Québec, attendez-vous à voir les melons et les petits fruits en spécial au début/milieu de l’été, les fruits comme les pommes/poires/prunes à la fin de l’été et à l’automne et les racines (oignons, patates, carottes, betteraves) et les courges à l’automne. C’est plus compliqué quand on intègre les produits internationaux (clémentines à Noël!), mais règle générale, quand les fruits sont plus abondants, plus gros et plus beaux, c’est qu’ils sont en saison et que le prix est probablement avantageux.

 

3. Regardez le prix au kilogramme. J’étais tout excité plus tôt cet année de voir le prix d’un paquet de bacon descendre à 3$ et j’étais sur le point de remplir mon panier (voir point suivant) quand je me suis rendu compte que c’était un coup de pub pour introduire des nouveaux paquets de 375 grammes, au lieu des 500 habituels.

Vous avez peut-être remarqué que le prix d’une boîte de clémentines est le même en ce moment (mars) qu’au mois de décembre. Si vous avez regardé plus attentivement, vous avez peut-être aussi remarqué que les boîtes sont passées de 5 livres à 4 livres. Les compagnies savent que les gens réagissent plus au changement de prix qu’au changement de format, c’est pourquoi c’est ce dernier qui change en premier. Il y a aussi le problème des prix différents pour des aliments de différents formats qui ne sont pas toujours faciles à calculer.

C’est ici que s’insère le troisième truc: si vous regardez l’étiquette de prix de la plupart des aliments à l’épicerie vous verrez un prix pour 100 grammes ou pour 1 kilogramme. C’est le meilleur moyen de comparer les produits entre eux. Pas besoin de faire des calculs compliqués, la réponse est directement sur l’étiquette.

éiquette prix paléo québec

Boeuf salé sans nom: 7,32$ le kilogramme! Yum!

 

4. Achetez les aliments en spécial en grande quantité. Le prix courant d’une livre de beurre tourne autour de 5$-6$. Périodiquement, d’une épicerie à l’autre, ce prix tombe autour de 3$. Combien en acheter la prochaine fois que vous voyez un tel spécial? Si vous avez répondu  »6 livres ou plus », mes applaudissements. Le beurre se conserve super longtemps au frigo et peut même se congeler sans problème. Il y a énormément de produits qui se conservent longtemps et qui tombent à la moitié de leur prix régulier deux ou trois fois dans l’année. Chocolat noir à 2$ pour 100 grammes? 10 livres de patates pour 2$? Rôti de palette de boeuf à 2$ la livre? Les oeufs à 2$ la douzaine? C’est le moment de se faire des provisions comme une fourmi qui ne chante pas avant l’hiver.

Le dernier chic paléo: une cave à nourriture de hobbit pour entreposer tous vos aliments à 2$.

 

5. Apprenez à cuisiner. C’est probablement l’élément le plus crucial de la liste. Cuisiner est une des habiletés que vous allez utiliser le plus dans votre vie, aussi bien la maîtriser le mieux possible.

Bien cuisiner permet de profiter des spéciaux sur une plus grande variété d’aliments, d’éviter d’avoir à aller au restaurant et de gagner des points extra avec la personne sexy qu’on vient de rencontrer au gym.

En lien avec le point 2, c’est bien d’acheter les produits en saison, mais il faut aussi savoir quoi faire avec. Même chose pour les abats ou les différentes parties de l’animal. Les pattes de porc sont à un prix ridicule quasiment toute l’année. Si on sait comment les apprêter, on s’assure d’avoir un plan B comme source de protéines quand le portefeuille est léger ou quand il n’y a pas de spéciaux intéressants pour la semaine.

Êtes-vous capable de faire un sauté de légumes? De faire un plat à la mijoteuse? Des oeufs brouillés passables? Si non, c’est le temps de demander des conseils à votre douce maman, de regarder quelques recettes en ligne ou même de vous inscrire à des cours de cuisine dans votre coin.

Note à part: Éviter le restaurant est aussi crucial pour quiconque surveille un minimum ses dépenses. La boucle  »j’ai acheté une voiture pour aller travailler pour pouvoir avoir de l’argent pour payer ma voiture » pourrait aussi bien être  »je vais au restaurant parce que je n’ai pas le temps de cuisiner parce que je dois travailler parce je dois payer mon restaurant ». Que ce soit un café ou un repas complet, c’est toujours plus cher au restaurant et c’est souvent moins bon que ce qu’on fait à la maison (à condition qu’on sache cuisiner). Un repas pour 6 au restaurant à 30$ par tête (un prix très raisonnable) coûte un total de 180$. Si j’avais 180$ de budget la prochaine fois que je cuisine à la maison pour 5 amis, on se roulerait dans le foie gras et les huîtres.

 »Pourboire automatique de 15%? Viande à chien! »

 

Bonus: trouvez une carte de crédit  »épicerie ». Je cherchais dernièrement à renouveler ma carte de crédit pour obtenir des rabais plus avantageux quand j’ai vu que ma banque offrait une carte gratuite qui donne 2% de retour en argent sur tous les achats à l’épicerie, jusqu’à concurrence de 6000$, et 1% par la suite. Considérant mes dépenses annuelles en nourriture, je sauve de 100 à 150$ par année en utilisant cette carte à la place d’une autre. Si vous avez une simple carte sans extras, ça vaut la peine de vous renseigner auprès de votre institution financière.

 

J’espère que ces trucs serviront à garder vos poches pleines et vos papilles satisfaites! Bonne semaine!

Guillaume

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