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Rafale 23: On en sait encore peu sur l’obésité et la performance

posted by juin 1, 2014 0 comments

Bon dimanche à tous! Aujourd’hui, une étude qui s’attaque à un problème de taille!

Obésité

Un des thèmes récurrents de ce blogue est que la science en nutrition (et en entraînement et même souvent en médecine) est très loin d’être aussi solide qu’on ne le pense à première vue. Justement, un article paru dans le Cancer Journal for Clinicians vient questionner plusieurs assomptions communes sur l’obésité. Entre autres, que les gens moins éduqués sont plus susceptibles d’être obèses. Comme le graphique ci-dessous le montre, les taux d’obésité pendant les 30 dernières années ont augmenté de façon similaire peu importe le niveau d’éducation des gens.

Légende pour  »L’IMC selon le niveau d’éducation »

Axe horizontal: Années (de 1986 à 2012), Axe vertical: IMC (kg/m2) moyen

Jaune = Pas de diplôme d’études secondaires, Vert = Diplôme d’études secondaires, Bleu pâle = Expérience à l’université et Bleu = Diplôme universitaire obtenu

La tendance vue dans le graphique est aussi valable pour différents groupes ethniques ou différents niveaux socio-économiques.

Autres tendances intéressantes observées par l’étude:

– Le prix des fruits et légumes a diminué de 20% depuis les années 70 et la part du revenu que les gens mettent sur leur nourriture est passée de 30% à 10%. On peut difficilement dire que l’accessibilité à la nourriture santé a diminué, mais le prix du fast-food a encore plus baissé que celui des fruits et légumes.

– Il ne semble pas y avoir de lien stable entre les  »food deserts » (les zones où il est quasi impossible d’avoir accès à une épicerie avec de la nourriture santé) et les taux d’obésité.

– Les gens travaillent moins d’heures et ont plus de temps libre que dans les années 60.

– Entre 2003 et 2012, les gens ont augmenté leur quantité d’exercices quotidienne de 4 minutes et augmenté leur quantité de sommeil de 10 minutes, mais ont augmenté leur temps devant la télévision de 15 minutes.

Qu’est-ce qui cause quoi alors? Au final, ce qu’il faut retenir c’est qu’il y a encore du chemin à faire avec les études sur les habitudes de vie. Dans 30 ou 40 ans le portrait devrait être beaucoup plus clair, mais d’ici là, on gage sur le paléo!

Performance et gras

Ben Greenfield explique en détails les étapes de sa participation à une étude sur la capacité du corps à brûler du gras pendant un exercice d’endurance de plusieurs heures. L’article est en anglais, en 2 parties, et pas génial à lire, mais 2 points intéressants sont à retenir:

1. Il y a beaucoup d’études qui disent qu’il est primordial de consommer des sucres rapides pendant un long événement d’endurance. Merci beaucoup à l’Institut des Sciences du Sport Gatorade pour la majorité d’entre elles! (Tirez vos propres conclusions ici).

2. Quand Ben Greenfield a fait son test, sa capacité à brûler du gras (jusqu’à 1.5 grammes de gras par minute) était supérieure aux valeurs physiologiques humaines maximales qu’on croyait possibles jusqu’ici. Autrement dit, les scientifiques n’avaient jamais vu quelqu’un d’aussi efficace pour brûler du gras pendant de l’activité physique et ne s’attendaient pas à un tel chiffre. Il n’était pas le seul sujet de l’étude dans cette situation. C’est ce qui arrive quand on prend des sujets habitués à brûler du gras pour une étude, à la place de sujets qui ont passé leur vie à consommer 60% de glucides.

Bonus

Un bonus pour ceux qui comprennent l’anglais: environ 3 heures gratuites de conférences sur le paléo, dont une présentation de Staffan Lindeberg, le plus profilique chercheur scientifique dans le paléo en ce moment.

C’est tout pour cette semaine! Profitez du soleil!

Guillaume

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