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Rafale 24: Bouger et s’amuser, stress en santé?

posted by juin 7, 2014 0 comments

Bonne semaine à tous!

Bouger et s’amuser

Une étude parue dans le journal Marketing Letters montre que la mentalité avec laquelle on décide de s’entraîner influence notre perception de l’effort et notre contrôle alimentaire par la suite. Des chercheurs ont comparé deux groupes de femmes qui devaient marcher sur un trajet similaire d’environ 1.5km. Le premier groupe avait comme consigne de mesurer leur perception de l’effort et de considérer la marche comme un entraînement. Le deuxième groupe avait comme consigne de s’amuser et d’écouter de la musique plaisante en marchant, sans mention d’effort ou d’entraînement.

Résultat: après comparaison, les deux groupes avaient dépensé environ le même nombre de calories et produit le même effort, mais, on s’y attendait, les participantes du deuxième groupe ont noté avoir vécu une expérience nettement plus positive. Là où ça devient vraiment intéressant, c’est qu’après la marche les femmes se voyaient proposer un lunch. Celles qui avaient vu la marche comme un effort pénible avaient beaucoup plus tendance à consommer des boissons gazeuses et du dessert. Cet effet s’est observé aussi dans d’autres contextes et avec d’autres participants. Plus les gens considéraient avoir vécu quelque chose de difficile, plus ils avaient tendance à manger de sucreries s’ils s’en faisaient offrir.

La morale de cette histoire? Trouvez une activité qui vous amuse et bougez parce que c’est plaisant de le faire. Vous garderez votre volonté pour des activités plus demandantes et vous n’aurez plus la mentalité quand même absurde de systématiquement compenser tout effort positif avec quelque chose de négatif.

 »J’ai couru 10 minutes aujourd’hui et c’était DUR! Maintenant je vais logiquement récompenser cet effort et procéder à détruire mon pancréas avec ce gateau. GROINK GROINK »

Le stress : grave, même chez les gens en santé?

Vous êtes en santé. Vous avez un corps proportionné, des muscles efficaces, l’oeil allumé et le cheveu brillant. Vos amis et votre famille vous décrit comme très « performant » : vous faites beaucoup de sport et votre boulot vous en demande beaucoup, mais c’est pas grave. Vous avez « No pain, no gain » de tatoué dans le front.

Et vous avez une attaque cardiaque à 45 ans.

Est-ce possible? C’est malheureusement ce qui semble arriver de plus en plus fréquemment à beaucoup de gens, tel que rapporté par cet article du Dr Ronesh Sinha (M.D.). On voit donc des gens apparemment en santé, dont aucun marqueur excepté les protéines C-réactives (marqueur d’inflammation) n’est élevé, souffrir de maladies chronique.

Le Dr. Sinha invoque une protéine appellée en anglais NF-κB (nuclear factor kappa-light-chain-enhancer of activated B cells). Cette protéine génère une inflammation qui est normale lors d’efforts intenses, car le corps a besoin de ce signal d’inflammation pour contribuer à la reconstruction des tissus. C’est l’hormèse – l’adaptation du corps à des stress et des stimuli pénibles pour s’y adapter. Toutefois, si on ne se laisse pas le temps de relaxer, le NF-κB est toujours stimulé, et l’inflammation ne connaît pas de baisse. Imaginez rouler à 30 km/h avec votre compte-tours à 5000 tours/minute? C’est à peu près l’équivalent.

Vous avez donc plusieurs choix pour diminuer vos niveaux d’inflammation.
– Couper dans les entraînements très intenses ou dans son volume d’entraînement ;
– Méditer, aussi peu que 10 minutes par jour ;
– Favoriser la consommation de nutriments anti-inflammatoires, comme les Oméga-3 ;
– Favoriser la détente en passant plus de temps avec famille et amis, ou en faisant des activités non exigeantes que vous aimez (quand avez-vous pris un livre pour la dernière fois?)
– Si possible, diminuer son exposition au stress du travail en changeant ses tâches ou, s’il le faut, en changeant d’emploi.

La morale de cette rafale est… ayez du plaisir, quoi que vous faites!

Bonne semaine!
– Guillaume et Vincent

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