Nutrition

Sirop de maïs : mauvais même à petite dose?

posted by Paléo Québec août 10, 2015 0 comments

Bonjour, groupe!

Voici un bref article de vacances sur un sujet qui vous tient à coeur : l’infâme sirop de maïs à haute teneur en fructose (SMHF en français, ou high fructose corn syrup, HFCS, en anglais).

En fait, une étude récente intitulée : A dose-response study of consuming high-fructose corn syrup-sweetened beverages on lipid/lipoprotein risk factors for cardiovascular disease in young adults. En français SVP? « Une étude sur la dose-réponse de la consommation de boissons sucrées au SMHF sur les facteurs de risque cardiovasculaires lipidiens et cholestérolémiques chez les jeunes adultes.

Bref, c’est une étude où les sujets étaient répartis dans quatre groupes : ceux qui consommaient 0, 10, 17,5 et 25% de leur besoins énergétiques totaux sous forme de boissons gazeuses. Les groupes avaient respectivement 23, 18, 16 et 28 participants, qui étaient tous des hommes entre 18 et 40 ans ayant un IMC entre 18 et 35.

Le résultat (toujours chez groupes 0 – 10 – 17,5 – 25)

Triglycérides : (0 ± 4)  (22 ± 8) – (25 ± 5)  (37 ± 5) mg/dL (p < 0.0001)

Cholestérol LDL : (−1.0 ± 3.1) (7.4 ± 3.2)  (8.2 ± 3.1) (15.9 ± 3.1) mg/dL (p < 0.0001)

Concentration acide urique : (−0.13 ± 0.07)  (0.15 ± 0.06)  (0.30 ± 0.07)  (0.59 ± 0.09) mg/dL (p < 0.0001)

 

Tous ces résultats sont extrêmement significatifs au niveau scientifique. Au niveau clinique?

 

Triglycérides : Il est souhaitable d’avoir des niveaux de triglycérides inférieurs à 150 mg/dl.

Cholestérol LDL : Il est souhaitable d’avoir des niveaux de cholestérol inférieurs à 130 mg/dl, un niveau élevé étant supérieur à 160 mg/dl.

Acide urique : Il est souhaitable d’avoir un taux d’acide urique entre 2.5 et 8 mg/dl pour les hommes et 1.9 à 7.5 mg/dl pour les femmes.

(Désolé pour les valeurs de références américaines, qui sont en mg / dl plutôt d’être en mmol / L, comme au Canada).

 

Si on contraste les valeurs souhaitées avec les valeurs obtenues lors de l’étude sur le SMHF, on remarque que quelqu’un qui consomme des quantités importantes de cet édulcorant contribue de façon non négligeable à l’obtention de valeurs défavorables de marqueurs de santé cardiovasculaires.

 

Quand on parle de taxer les boissons gazeuses, c’est un débat qui irrite : d’une part, nous pensons que les choix alimentaires devraient être faits par les gens, pas dictés par les gouvernements ou les compagnies qui les manufacturent. D’autre part, à voir des résultats comme ceux de l’étude ci-haut, c’est tentant d’implanter de telles mesures en raison de l’impact sociétal important que cela pourrait avoir, en raison de notre système de santé public.

Dans tous les cas, après avoir lu l’étude, voici ce qui me tente de faire à tout le monde que je vois siroter une boisson gazeuse :

gif ronaldSource

Si vous le faites, Paléo Québec se dégage de toute responsabilité! (Mais prenez un vidéo!)

 

Vincent

 

P.S. Cet article avait été préparé en prévision de mes vacances, mais aujourd’hui, que sort-il dans un blog du New York Times? Un article qui annonce que Coca-Cola finance de la recherche dans le domaine de la santé, l’alimentation et l’exercice. La source de financement n’a pas d’impact, dites-vous? C’est bizarre, quand Coca-Cola ou PepsiCo finance des études, ces dernières ont cinq fois plus de chances de ne trouver aucun lien entre le gain de poids et la consommation de boissons sucrées.

 

 

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