Maladies chroniques

L’alzheimer… le diabète de type 3 ?

posted by Paléo Québec avril 18, 2017 0 comments

Bonjour, groupe!

On a beaucoup parlé de diabète Guillaume et moi ces dernières semaines. Mon estimé collègue a bien dressé les deux types de diabète dans son article : Le diabète de type 2: réveille-toi pinotte, ta maison est en feu!

Pour faire court : le diabète de type 1 est une maladie auto-immunitaire ou le corps a lui-même détruit les cellules du pancréas, qui ne peut plus générer d’insuline et prédispose le corps à de l’hyperglycémie.

Le diabète de type 2 est une maladie chronique ou, à force de consommer des glucides, le corps a exigé à son pancréas qu’il sécrète de l’insuline afin de contrôler le taux de sucre dans le sang. Il a exigé à un tel point que le pancréas fasse son travail que les cellules du pancréas sont en burn-out et ne peuvent plus fournir.

Pourtant, la maladie d’Alzheimer est un problème neurologique. Quel est le lien avec une glycémie élevée? Eh bien, on entend régulièrement que l’on devrait inclure du glucose dans notre alimentation car le cerveau se nourrit exclusivement de glucose. C’est faux – le cerveau peut exploiter les corps cétoniques générés en car de cétose alimentaires ou en cas de jeûne, ou encore des molécules de lactate, un sous-produit métabolique de glucose. Le cerveau a toutefois besoin d’une petite portion de glucose pour fonctionner, d’où le malentendu.

Cela sous-entend que pour être efficace, le cerveau doit être capable de métaboliser du glucose correctement. Avant d’aller trop loin sur ces implications, faisons un bref bilan sur ce qu’est la maladie d’Alzheimer et ses facteurs de risque.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer?

La maladie d’Alzheimer est une forme de démence – elle entraîne une perte des capacités fonctionnelles du cerveau entre autres à cause d’une mort progressive des neurones. Cette mort prématurée pourrait être due entre autres à un métabolisme modifié des neurones en raison de « plaques » d’amyloïde bêta, qui perturbe l’homéostasie (« l’équilibre » physiologique) métabolique de la cellule.

Il peut en résulter une diminution de la capacité à acquérir de la nouvelle information, une perte de capacité de raisonnement ou de jugement ainsi que des changements de personnalité.

Facteurs de risque pour la maladie d’Alzheimer
  • L’âge (plus on vieillit, plus nos neurones vieillissent et meurent)
  • Historique familial (Si des membres de notre famille en sont atteints, statistiquement nous sommes plus à risque)
  • Facteurs génétiques (Nous avons des gènes de lipoprotéines APO-E. Il en existe trois : APO-2, 3 et 4. Si notre paire de gènes sont APOE-3, nous sommes plus à risque. Un allèle APOE-4 est trois fois plus à risque, et une double paire APOE-4 est 8 fois plus à risque d’Alzheimer Des allèles APOE-2 sont protecteurs).
  • Historique de traumatismes crâniens (plus on en a eu, plus on risque d’en souffrir)
  • Les maladies métaboliques comme le diabète.
Cerveau et métabolisme du glucose

Comme nous l’avons dit plus haut, le cerveau a besoin de glucose. Or, des chercheurs ont observé que chez des souris qui étaient affligées de maladie d’Alzheimer, leur cerveau présentait une forte résistance à l’insuline. Les infâmes plaques d’amyloïde bêta jouent probablement un rôle non négligeable à cette fin, car elles semblent bloquer des sites récepteurs de l’insuline dans le cerveau, qui permettrait aux neurones d’acquérir du précieux glucose.

Le mécanisme de résistance à l’insuline n’est pas hyper clair, mais on soupçonne qu’il s’agit d’un phénomène d’habituation – portiez-vous attention au sentiment d’avoir des vêtements sur votre peau avant de lire cette phrase? C’est peu probable! Imaginez maintenant que votre organisme baigne dans le sucre et doit sécréter de l’insuline en grande quantité. Le corps s’habitue à recevoir tant d’insuline, ce qui fait que le corps doit en sécréter de plus en plus pour garder la glycémie à un niveau correct.

Une glycémie élevée entraine son lot de problèmes. Il semblerait que suite à une glycémie trop élevée trop longtemps, certaines protéines qui combattent l’inflammation du cerveau seraient moins efficaces. Cela serait dû à la glycation des protéines – la glycation est une réaction où un sucre libre s’associe à un amine sur une protéine, ce qui la déforme et peut affecter ses fonctions. Ajoutez à cela qu’en était de glycémie élevée, on favorise la formation de plaques dans le cerveau

Couper le sucre, couper l’Alzheimer?

Comme on l’a vu, le diabète n’est qu’un des facteurs qui contribue au risque de souffrir d’Alzheimer. Mais on se contera pas de mensonges : le sucre est probablement un facteur important, car dans des tribus de chasseurs-cueilleurs exemptes de sucre raffinés, le taux de prévalence de maladie d’Alzheimer est relativement faible.

Chez des rats adolescents, la consommation de 35% de leur calories sous forme de sucre raffiné a mené à un déclin des fonctions cognitives. Derechef lorsque combiné à beaucoup de gras – alors que le contraire (du gras en absence de sucre raffiné) semble au contraire bénéfique pour la santé.

Une étude intéressante a rapporté que des gens souffrant d’Alzheimer ont amélioré certaines aptitudes cognitives lorsqu’ils consommaient des corps cétoniques exogènes. Pour l’instant, il n’est pas connu si une diète cétogénique permettent d’atténuer les symptômes de la maladie ou de diminuer sa prévalence, mais chose certaine, pour votre santé globale et non seulement neurologique, exclure le sucre raffiné de votre alimentation sera un plus.

 

Vincent

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