Habitudes de vie

Investir dans soi-même 2 : surmonter les obstacles

posted by Paléo Québec février 26, 2018 0 comments

Bonjour, groupe! La semaine passée nous avons parlé d’investir dans soi-même et à quel point c’était payant, malgré que l’investissement d’effort et de temps est, en soi, faible.

La question qui tue : c’est si bon pour nous d’adopter des bons comportements, mais comment finalement se convaincre d’investir durablement dans soi-même?

L’importance de la progression

Si vous regardez l’image suivante, vous y voyez un jeune homme qui effectue une Croix de Fer, un mouvement assez difficile en gymnastique.

Quelles sont les chances que ce jeune homme y soit arrivé sans aucun entraînement préalable? Les chances sont nulles. Il a commencé au bas de l’échelle du conditionnement physique, comme tout le monde, et il a préparé son corps pour y arriver, ce qui peut prendre des années, dans le cas d’une croix de fer.

Si vous désirez un exemple plus populaire par les temps qui courent (et le jeu de mots est voulu) : combien de temps aimeriez-vous avoir pour vous préparer à un marathon? Avant de courir 42 quelques kilomètres, vous allez probablement en courir 5, puis 10, puis 21. Vous devrez créer un bon moteur métabolique à coup de sorties plus ou moins longues, puis intégrer des intervalles pour améliorer votre capacité aérobique. Vous allez peut-être aller voir un spécialiste de la course pour analyser votre démarche, ce qui peut prendre un bon six mois à corriger. Les gens prennent une ou plusieurs années pour s’entraîner en vue d’un marathon, et ce voyage commence impérativement par un premier pas, aussi petit soi-il.

La progression n’est pas que sportive

Sauf qu’on a beau parler de progression sportive, pourquoi ce concept n’est-il pas appliqué aux autres comportements qui vous permettent d’être en santé?

Il n’y a aucune tâche qui ne puisse être fractionnée en étapes plus petites, mais réalisables, qui vont bâtir des habitudes qui vont aboutir sur des résultats.

Par exemple :

  • Comportement actuel : On a peut-être 0 ou 1 portion de légumes par jour.
  • Comportement idéal : On vise 1 ou 2 portions par repas, pour atteindre un 4 à 6 portions par jour.
  • Comportement en progression : Viser 1 portion de légumes à tous les jours, à l’heure du souper.

Ou encore :

  • Comportement actuel : On a environ 6h de sommeil par nuit.
  • Comportement idéal : À chaque nuit, on vise environ 8h de sommeil.
  • Comportement en progression : Un soir par semaine, on se met un couvre-feu et on vise 8h de sommeil.

On connaît tous des gens qui plongent à pieds joints dans une nouvelle diète ou une nouvelle activité et qui en ressortent avec des résultats splendides. Toutefois, rares sont ceux qui réussissent à maintenir un régime si drastique pendant longtemps.

Quand l’appétit va, tout va!

Pour revenir à nos deux histoires de cas, est-ce parfait? Non. Est-ce que ces comportements vont avoir des impacts significatifs sur la qualité de vie de leurs usagers? Certainement moins que s’ils atteignaient 100% de l’objectif final. Toutefois, ces hypothétiques personnages sont en train de se mettre la barre tellement basse que les conditions de succès seront facilement atteintes. À partir de là, ces comportements pourraient être incrémentés pour améliorer les chances de retour sur investissement. Ce qui m’amène à mon prochain argument :

En santé, les résultats sont moins importants que les comportements

Les êtres humains aiment vraiment, vraiment ça les chiffres.

  • Combien tu pèses?
  • Combien tu benches?
  • Quel est ton pourcentage de gras?
  • Quel est ton temps au 10km?

Sauf que les chiffres sont tyranniques. Ils sont finaux, mais ne disent pas toute l’histoire.

Prenez deux personnes qui tentent de perdre du poids. Le premier quidam ne mange aucune portion de légumes, tandis que le second en mange 10 par jour.

Laquelle de ces deux personnes risque de perdre le plus de poids après 1 jour? 1 semaine? 1 mois? 1 an? Sûrement celle qui mange plus de légumes – son comportement est plus axé sur la santé que la première. Indépendamment de ses résultats, elle est sur la bonne voie. C’est décourageant de constater que les résultats ne vont pas aussi vite que l’on souhaite, mais si nous sommes honnêtes et que nos efforts sont dans la bonne direction, les résultats sont inévitables.

Souvent, les résultats que l’on souhaite obtenir nécessitent moins d’effort que l’on pense… mais ils prennent plus longtemps. C’est un malheureux travail que les professionnels de la santé doivent régulièrement faire avec leurs clients.

Travail qui n’est pas aidé par les magazine de santé et de fitness, qui font des promesses irréalistes à leur lecteurs… une simple recherche sur Google Images de couvertures de magazines qui vous rappellent à quel point c’est « facile » d’avoir l’air d’une star.

Surtout si Photoshop donne un p’tit coup de pouce.

L’importance du « Pourquoi » et d’être redevable

Investir du temps et des efforts pour atteindre un objectif est, comme on l’a vu, faisable pour autant que l’on structure bien sa progression vers l’atteinte de son objectif. Ce qui va toutefois déterminer notre succès ultime repose sur la source de motivation pour atteindre cet objectif. Le « Pourquoi », autrement dit.

Il pourrait être aussi grave que « je veux voir mes enfants se marier un jour » que « je veux faire ça pour avoir un 6-pack et me trémousser à la plage à Pointe-Calumet ».

Posez-vous la question : quel est votre « pourquoi », et à quel point est-il fort?

L’autre aspect est d’être redevable de votre objectif – à vous, ou à vos proches. Certaines personnes n’ont pas besoin de se faire encourager par leurs amis pour atteindre leur objectif – une simple feuille de route personnelle est suffisante. Si toutefois vous savez que vous avez de la difficulté à vous motiver personnellement pour atteindre votre objectif, prenez les moyens en conséquence! Par exemple, vous pourriez :

  • Publier vos progrès à toutes les semaines sur les médias sociaux, ou sur votre frigo.
  • Prendre des rendez-vous avec des gens qui dépendent de vous.

Au gym, nous avons un tableau ou les gens peuvent écrire des objectifs athlétiques qu’ils désirent atteindre… et nous les piquons régulièrement pour savoir s’ils y mettent les efforts!

Si vous n’êtes pas certains si vous réagissez mieux à la pression interne ou externe, je vous suggère de prendre le quiz de Gretchen Rubin sur les quatre tendances (en anglais). Cela vous donnera une petite idée de quelle stratégie employer pour vous duper vous-même, et atteindre l’objectif souhaité!

 

Vincent

 

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